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Doreodan
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Cuttings to barter

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Dim 12 Juin - 15:10
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Cuttings to barter
De trotte et de troc
ft. Tristan




A entrevoir la silhouette de l’Audi soigneusement rangée dans le garage, Julian avait soupesé l’idée de prendre la voiture pour rejoindre la ferme. Mais l’idée de devoir se concentrer sur sa route plutôt que sur son avancée le dérangea au point qu’il recouvrit la voiture d’une bâche poussiéreuse, à croire que sa vision ainsi dissimulée, il n’entendrait plus l’appel adulte qui résonnait dans ses tempes : celui de faire au mieux, au plus vite, et de ne pas laisser la maison sans surveillance.

La bâtisse Lawford se dressait, étroite et longiligne, entre deux belles maisons de même facture. Le jardin, bien plus imposant, s’étendait à l’arrière dans un rectangle ombragé des fruits fruitiers. De la rue, il était invisible et par l’arrière, la forêt et la roche formaient une masse si dense qu’il était quasiment impossible de gagner la maison par cet accès, même en franchissant le mur qui séparait la cage du reste du monde.

Soigneusement, Julian avait bouclé les volets un par un sur les trois étages, avait verrouillé l’accès par la cave, celui par le garage avant de fermer la porte d’entrée. Il avait jeté un regard acéré aux environs mais mis à part les chants d’oiseau et les bruits lointains de quelques animaux en liberté, rien ne l’avait alerté. Il s’était donc remis à sourire, rangeant son trousseau dans la poche avant de son pantalon à pince anthracite, un carnet de dessin sous le bras et le fusain à l’oreille.

D’après les propos du gamin à la gavroche, la ferme était à presque 5km de là, vers les terres et les champs alentours. Il y avait, selon ces mêmes propos rapportés, assez de poules pour donner des œufs quotidiens, de plantes pour manger, de viande pour garder des forces et même que le type était sympathique. C’était certainement cette sympathie qui lui avait épargné les attaques des plus déterminés et si, comme la gavroche lui avait assuré, le fermier se contentait de troc pour apaiser les craintes de tout le monde tout en continuer à cultiver sa terre, alors Julian trouverait bien de quoi marchander.

Il lui manquait principalement des plants de tomates et des boutures de pavot pour égayer ses rosiers. Papa et Marion se laissaient doucement dévorer sous terre et ses fleurs magnifiques s’épanouissaient en corolles parfumées sous le soleil, mais cela ne nourrirait pas son estomac. Les boites de conserve par contre l’aideraient à tenir pour les quatre prochains mois, avait-il soigneusement calculé. Et si l’eau potable manquait un jour sur deux, son état n’était pas non plus préoccupant.

Ce fut donc guilleret qu’il prit le chemin touristique bien plus que la route lisse et goudronneuse, coupant à travers champs, s’arrêtant de temps en temps pour croquer une fleur plutôt que de la cueillir.

Julian finit quand même bien vite par regretter l’absence de chapeau car sur son front pâle, presque délavé, le soleil commençait à mordre sévèrement, le rendant presque fiévreux. Au bout d’une heure de marche, ce fut un garçon à la crinière dorée ébouriffée, un peu essoufflé et le col de sa chemise déboutonné sur sa peau en sueur, qui vint se présenter aux abords d’une ferme semblant désertée de toute vie. Il entendit au loin le caquètement des poules, comme promis. Et la main moite sur ses dessins gondolés, il esquissa une caresse sur le fusain, le délayant de nervosité.

Tout était bien trop calme autour de la bâtisse en pierre. Mais l’air sentait bon le miel et les herbes aromatiques. Julian chassa doucement une abeille tournoyant autour de sa tête en tournesol. Et héla la voix, chantonnant un appel comme à son habitude.

« Fermier, y es-tu, que fais-tu, entends-tu ? »

Il était grand, sous la lumière. Glissant sur le monde en vêtements chics et peut-être même un peu démodés. Mais dans son regard ciel brillait toute l’innocence craintive de l’animal qui s’attend presque à être brusquement chassé. En même temps, on lui avait toujours appris à ne pas déranger. Et ce n’était pas à 16 ans, même après avoir enterré son père, qu’on perdait aussi facilement cette mauvaise habitude de toujours s’excuser.

Une vision le fit pourtant glousser de plaisir. A quelques pas du chemin se dressait une fourmilière bien active. Et s’y penchant pour y faire goutter sa sueur comme de la pluie, Julian tendit la main pour que son bras leur serve de pont. Il adorait les fourmis. Elles étaient plus sages et plus tranquilles que les humains. Plus déterminées aussi. Et comme autant de petits prêtres, creusaient sous la terre pour y travailler et murmurer en même temps les contes et légendes du là-haut au Dieu Endormi.



hey ! merci encore d'avoir accepté de jouer avec moi *sourit* j'espère que cette mise en bouche te plaira !


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Dim 12 Juin - 20:37

「 La petite ferme dans la prairie.
RP libre. 」

Tristan & Julian
Tristan s'était encore assoupi comme à son habitude, ne rien faire était de plus en plus épuisant. Il prit donc son carnet dans lequel il notait les prénoms des gens qui venaient le voir ainsi que ce qu'ils lui avaient demandé et offert en échange. Il le relut, corrigea les quelques fautes d'orthographe qui pouvaient avoir échappé à son œil, son oreille droit entendit le début d'une petite chansonnette.
« Fermier, y es-tu, que fais-tu, entends-tu ? »
Amusé, Tristan sorti dehors et chantonna à son tour :
"Je mets ma veste, je mets mes chaussettes, je mets mes bottes, j'arrive !"
Il se souvenait vaguement de cette comptine faite pour dissuader les morveux de s'aventurer dans la forêt, ah douce époque, si les gens savaient que toute une colonie de joyeux gamins vivaient dans les bois en ce moment même.

Tristan se dirigea donc vers l'inconnu qui l'avait appelé auparavant :
"Bonjour, je ne crois pas te connaître mais bienvenue sur les terres Dean. Je me prénomme Tristan, Tristan Dean."

C'était bien là tout Tristan, si peu méfiant envers les adolescents et les enfants, mais cela lui faisait plaisir de voir une personne réelle plutôt que de voir encore et encore des animaux. Il était donc pressé d'aider cet inconnu.
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Dim 12 Juin - 20:50
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De trotte et de troc
ft. Tristan



La main pleine de curieuses remontant jusqu’à son coude, Julian prêta tout de même attention à la suite de la chansonnette soufflée par le fermier. Ravi d’avoir été entendu, l’artiste se redressa presque aussitôt, bras tendu devant lui pour ne pas trahir ses nouvelles compagnes, le regard brillant, le rire aux lèvres. Quand le garçon surgit, à peine plus âgé que lui semblait-il, Julian eut un sourire enchanté et s’approcha d’un pas sautillant, oubliant presque aussitôt sa fatigue comme son état déplorable.

« Je suis bien content de vous rencontrer fermier, et de pouvoir m’avancer sur vos terres. On m’en a dit du bel et du bien. » Tristan Dean était quelqu’un d’avenant et de charmant. Cela changeait de la peur et des agressions du centre-ville ou de la sauvagerie bestiale des gamins des forêts. Particulièrement rassuré de pouvoir échanger de manière convenable avec une personne aussi amicale, Julian se permit de s’avancer, posant sa main sur son épaule noueuse pour laisser les fourmis glisser sur la salopette.

C’était une bonne chose de mesurer la méfiance de ces petites bestioles. Et les voyant s’avancer sans prudence sur le corps du fermier, le blond assura son jugement.

« Je suis Julian. » Répondit-il donc tout simplement, sans se donner la peine de rajouter un nom de famille qui ne lui servirait désormais plus à rien. « Je viens du centre-ville où un garçon avec une gavroche m’a dit que vous faisiez du troc. Je ne suis pas commerçant, mais je suis jardinier. J’aurais besoin de vos services, s’ils ne sont pas trop chers payés. J’ai des boites de conserve chez moi, mais aussi des fruits, en petit nombre. »

Ce n’était certainement pas une excellente stratégie de placer ses biens en première ligne mais Julian, ignorant les fondements de toute transaction, sautillait déjà sur place, se balançant d’avant en arrière sur ses chaussures de ville. A le voir ainsi, les quenottes en avant, le regard plissé de rides de bonheur, on aurait pu entendre l’écho de quelques grelots hystériques. Il ne semblait pas 16 ans, mais presque 12.

« J’ai entendu les poules. » Le renseigna-t-il, lui coupant peut-être même la parole. « J’aimerais les voir, j’aime beaucoup les poules. Chez moi il n’y a pas d’animaux de compagnie. Vous ne les gardez pas en cage j’espère ? » Ses sourcils se froncèrent. Simples nuages dans un ciel bleu azur. « Vous avez d’autres bêtes et bestioles ? Des vaches que l’on peut traire ? Oh s’il vous plait, c’est ma première véritable sortie. Et j’aurais grand besoin de me promener. »




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Dim 19 Juin - 18:42

「 La petite ferme dans la prairie.
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Tristan & Julian
Le dénommé Julian parlait beaucoup. Tristan appréciait cela, il avait enfin quelqu'un avec qui faire la conversation.
"Il y a des vaches et des poules, j'évite de trop les sortir au cas où des personnes mal intentionnées leur voudrait du mal, mais je te rassure elles ne sont pas en cage."

Tristan commença à avancer en faisant signe au nouvel arrivant de le suivre. Il montra l'étable de la main, et détacha son trousseau de clés de sa ceinture. Il ouvrit l'énorme cadenas et fit tomber les chaines qui condamnaient l'énorme porte.

"Les vaches sont dedans j'allais justement les traire, tu pourras t'y essayer si tu le souhaites. Et tu repartiras avec le fruit de ton labeur. Les poules sont plus loin mais je préfère les laisser, elles ont besoin de tranquillité."

En fait, Tristan n'avait pas envie que ses poules se mettent à courir partout et à s'enfuir une fois que l'inconnu serait entré. Des boîtes de conserve, Tristan en avait lui aussi, mais il fallait bien admettre qu'il commençait à être à court de ces denrées.


"Donc, parlons affaires maintenant. Est-ce qu'une boîte de conserve contre un seau de lait te semble équitable ?"

C'était bien là tout Tristan, si peu méfiant envers les adolescents et les enfants, mais cela lui faisait plaisir de voir une personne réelle plutôt que de voir encore et encore des animaux. Il était donc pressé d'aider cet inconnu.
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Dim 19 Juin - 19:40
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Julian a écrit:
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Le fermier était un protecteur et trépignant d’allégresse, Julian lui sourit avec une joie non dissimulée. Il était indéniable à cet instant qu’en plus d’apprécier ce garçon, il le trouvait fascinant. Jamais dans sa jeune existence il n’avait eu le plaisir de rencontrer un être aussi proche de la nature et l’artiste goûtait à sa liberté avec une excentricité palpable. Clairement heureux, surtout à l’annonce de l’existence des vaches et de la possibilité de pouvoir les traire – lui, les traire ! cela dépassait toutes ses espérances – Julian accéléra le pas presque à l’en dépasser, dévorant du regard chacun de ses gestes, surtout quand Tristan sortit un trousseau de clef.

Les sons des bestiaux étaient beaucoup plus proches à cet instant et l’odeur, de purin de paille et de terre, le frappa aux narines à l’en faire éternuer. Soucieux d’être allergique à tant d’essentiels, Julian surveilla ses mains et ses avant-bras, de peur d’y trouver une plaque – comme ce pauvre Marco, à son dernier lycée, qui une fois la cacahuète avalée s’était mis à gonfler gonfler gonfler ! Par bonheur, il n’y avait rien et déposant son carnet sur un sceau à l’entrée, il jeta un coup d’œil prudent à l’intérieur.

Les vaches, calmement parquées dans leur box, levèrent la tête de leurs mangeoires pour cligner des yeux au soleil entrant dans leur étable. Elles fixèrent les deux inconnus, semblèrent calmer leur nervosité à sentir l’odeur de leur propriétaire. Et l’une d’elle mugit lourdement, comme pour les saluer.

« Oh comme elles sont belles ! » S’extasia Julian, oubliant toute tractation pour entrer et les voir de plus près. « Ont-elles des noms ? Ont-elles des petits ? Tu as grandis ici avec elles ? Quelle chance tu as, vraiment ! » Bien évidemment, cette chance mettait de côté le dur labeur quotidien de Tristan, les réveils à 4h du matin, assurément, et ses activités journalières pour le bien-être de ses animaux. Mais dans sa naïveté, Julian n’allait tout de même pas lui manquer de respect.

« Elles sont grosses et sentent fort. » Un rire. « Je n’ai pas l’habitude de voir cela. Dire qu’on les mange… » Mais les fleurs mangeaient papa et Marion en ce moment même. Les fleurs étaient aussi omnivores que les autres humains. Cependant, le végétalisme de Julian le fit grimacer.

Ce n’était pas la même chose. Les fleurs ne mangeaient que ce qu’on lui donné, et tout cela était de sa faute, comme de la faute du compost. Un court instant, il se sentit coupable. Puis sa bonne humeur renversa le flux de ses pensées pour revenir au plus important.

« Tu auras deux boites de conserves. Celles que tu veux. J’ai du bœuf en boite d’ailleurs, mais je ne tiens pas à le manger. Ça, et des haricots, des flageolets, des … » Grimace de dégoût, murmure mâchonné. « carottes » Puis il se reprit. « Et des tomates, des fruits… » Énumérant sans prudence ses biens, Julian tendit la main pour toucher le museau d’une normande qui piétina le sol sans s’approcher. L’artiste n’insista donc pas. « Tu viendras et tu choisiras, ou je viendrais te les apporter. Si nous faisons transaction souvent, je pourrais même te faire des courses, au supermarché, tout en évitant les autres enfants plus difficiles. Après tout, j’habite bien plus près. Qu’en dis-tu ? »

Et à nouveau soucieux.

« Tu es sûr que ça ne leur fait pas mal, quand on les traie ? »






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Ven 1 Juil - 19:25
Avant de lire le RP:
 

「 La petite ferme dans la prairie.
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Tristan & Julian
Tristan était amusé de la vivacité de son interlocuteur, mais il était fatigué de toutes les questions que Julian posait. Il avait l'impression d'être avec un enfant qui découvre le monde, ce qui en soit était agréable parce qu'on voyait que le jeune homme avait envie de savoir pleins de choses.

"Ouais elles ont des blases, genre elle c'est Capucine. Et puis l'autre là bas c'est Yon ( se prononce I-onne). Après j'sais plus trop mais tu peux leur donner des noms s'tu veux."

L'ado était prêt à lui offrir deux boîtes de conserves pour du lait. Puis il s'adressa à Julian :
"Va pour les 2 boîtes, je peux pas quitter la ferme donc tu devras revenir me les donner parce que tu comprends j'ai trop la flemme de sortir et faut que j'moccupe des animaux. Wesh. Puis si tu peux m'amener des clous ça me s'rait vraiment utile. P'tet bien une perceuse aussi.
Et non ça leur fait pas mal, faut juste pas appuyer trop fort tu vas t'prendre un coup de patte dans la gueule après.
"

Tristan tendit un seau à son invité pour qu'il essaye par lui même.
"Askip' le lait est meilleur quand on le trait par soi même, t'as qu'à essayer. Le lait s'ra p'tet meilleur et en plus c'est trop soin quoi ! "

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Dim 3 Juil - 22:25
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Julian a écrit:
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De trotte et de troc
ft. Tristan



S’il n’y avait eu l’excellente nouvelle de pouvoir nommer les vaches comme bon lui semblait, Julian se serait un peu plus arrêté sur la manière de parler du jeune fermier. Perdant tout vocabulaire complaisant, ce dernier s’exprimait dans un dialecte inconnu, fort en « gueule » « askip » et « wesh ». Se frottant le nez, interloqué, Julian lui jeta un regard curieux, ne comprenant pas la moitié de ses propos. Et ne s’hasardant pas à lui en demander la traduction. Néanmoins, il était blessé par cette « gueule » faisant office de profil.

Était-il à ce point sauvage et ignare pour que le garçon le confonde avec une bête ? Ou bien était-ce là une manière de l’accepter dans la ferme, comme une forme de bizutage oral ?

Julian n’en savait rien mais ayant été suffisamment brimé dans ses précédents établissements scolaires, il évita les questions stupides. S’éloigna de quelques pas du garçon. Pour mieux attraper un tabouret et entrer dans le premier enclos.

Habituée à ces contacts humains, Capucine ne recula pas nerveusement, continuant de brouter sa paille avec l’indolence de celles qui connaissent le boulot. Mais prudent, et attentif à ses mouvements, l’artiste s’avança lentement à son flanc, posant le tabouret à terre avant de tendre la main pour récupérer le sceau prêté par Tristan. A l’arrière, une vache meugla, comme un cri auquel Julian ne fit pas attention. Les yeux rivés sur les pies rosâtres de la bestiole.

Leur aspect, pas vraiment lisse et même granuleux, lui rappela ses propres tétons et rigolant de ces appendices démesurés, il s’en saisit avec douceur pour mieux les presser. Le lait gicla aussitôt dans le sceau dans un écho métallique. Et Capucine frissonna, avant de battre l’air de sa queue et se remettre à manger.

« Ca marche ! » S’extasia Julian, ravi au plus haut point. « Ça marche et tout ! Tu as vu ? Tu as vu comment je fais ? » Il semblait encore avoir rajeunit. Et le grincement des planches à l’arrière s’accentua encore.

« Tu crois que je peux remplir le sceau ? Tu crois que je peux le remplir à raz bord de lait ? Je me demande quel goût ça a… chaud comme ça… » Car c’était chaud, et ça gouttait sur ses mains, les empoissant de crème. Et il tirait, à gauche, à droite, tout concentré à sa tâche.

C'est alors que le coup résonna dans l’enclos, et que la silhouette de l’adulte, soigneusement dissimulé dans la paille de l’arrière et qui avait certainement dû passer la nuit-là, se déploya enfin face à Tristan.

Il était grand, bien plus grand que les deux garçons. Le front moite de sueur, les cheveux blonds crasseux à en être plus foncés et le regard vert écarquillé de frayeur. Il tremblait, semblait presque souffrir. Julian ne vit que la tête. Sa sale tête d’adulte aux yeux rivés sur Tristan auquel il faisait désormais face.

Sa main droite, planquée sous un imperméable qui avait vu des jours meilleurs, demeura cachée, comme retenant son cœur.

L’autre tenait un couteau.





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Mar 9 Aoû - 19:27

「 La petite ferme dans la prairie.
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Tristan & Julian
L'adulte qui venait de se montrer força Tristan a reculer. Il avait peur même s'il avait déjà fait affaire avec certains sauf que celui-ci était armé.
Le fermier décida donc de jouer sur la corde de la sensibilité en proposant à l'adulte un peu d'eau et un bon repas ainsi qu'une nuit dans un lit, mais l'homme semblait décidait à prendre toute la maison pour lui, il semblait vraiment affaibli comme s'il avait attrapé une maladie.

"Julian, tu crois qu'il est atteint par le fameux virus qui a décimé tout le monde ?"
Si c'était le cas, ils avaient un avantage. Mais pour cela il allait leur falloir être très rapide. Tristan se rua dans un coin de l'étable et attrapa une fourche ainsi qu'une pelle, il lança la pelle à Julian.

L'adulte se précipita sur Tristan, exactement ce que ce dernier voulait. Julian allait pouvoir attaquer à son tour sans problème.

"Quand tu veux Julian !"

Coucou ! Désolé de cette réponse courte et tardive :c J'ai eu des petits soucis :c
Mais ça va mieux /o/


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