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Doreodan
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“Ce n'est pas par la satisfaction du désir que s'obtient la liberté, mais par la destruction du désir.” Epictète [yumiko Tatsuma]

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Citation : "the important thing is to feel your music, really feel it and believe it" Ray Charles
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Mer 14 Sep - 21:24
(HRP: pour comprendre cet in medias res, vous pouvez (ou devez) consulter  l'histoire de mon personnage)

Son erreur, Kassandra ne lui soupçonnait pas encore ce statut. La nouvelle venue dans cette misérable communauté se leva donc dans la perspective d’un avenir dicté par un gamin se prenant pour un roi. Ou par des gamins. Cette idée lui fut confirmé plus tard dans la journée :
Après un brin de toilette, l’enfant livrée au sort avait été directement auprès du chef pour recevoir ses ordres pour la journée. Elle dut bien sûr attendre le ventre vide que celui-ci se réveille et prenne son petit déjeuner ; repas auquel Kassandra n’avait droit car elle était « dans une phase de test ». la jeune fille savait bien que prouver sa loyauté ne changerait rien. Il était ainsi relativement tard dans la matinée quand elle reçut enfin l’ordre de renouveler les soins aux blessés de la veille. Effectivement, l’aveugle était la seule du groupe à avoir jamais ouvert un foutu bouquin de médecine ; en braille bien entendu. Il était ainsi relativement tard dans la matinée quand Kassandra s’attela enfin à la tâche.

Ces humains avaient été assez gentil pour lui donner une branche de pin lui permettant d'éviter les obstacles devant elle, et Kassandra avait cette habileté à se repérer dans l’espace assez développé ; elle parvint donc relativement aisément à atteindre de que le groupe appelait l’infirmerie, qui n’était autre qu’un coin du hall d’entrée de l’hôtel où ils avaient élu domicile, non loin de la réception. La nouvellement proclamée infirmière s’assit là et attendit, encore, que les blessés ne daignent se lever ou venir se faire soigner ; car en effet tous les membres du groupe, qui n’étaient guère nombreux, étaient à l’image du chef : ils se croyaient libérés du joug des adultes et faisaient en conséquence preuve d’une irresponsabilité à toute épreuve. Ce qui avait une légère tendance à exaspérer Kassandra. Ne réalisaient-ils pas que c’était l’apocalypse et qu’ils devaient vraiment survivre, que ce n’était pas un jeu ? ils ne possédaient même pas de médicaments alors que toutes les maisons du quartier devaient en avoir ! Et Kassandra devait bander les plaies avec des morceaux de tissus déchirés, alors que la plupart des blessures ne nécessitaient qu’une simple désinfection ! Comment pouvaient-ils à ce point n’être que fantasme et abandonner tout bon sens ?! Pour l’esclave, ces enfants passaient totalement à côté de ce qui pouvait rendre une vraie vie belle et appréciable.
Lorsque son premier patient arriva, l’aveugle défit le bandage inutile puis lança sur un ton de sérieux forcé mais empreint de lassitude :
« -décris-moi ça. »
Elle ajouta bien vite une formule de politesse exagérée indiquant que ce n’était pas un ordre mais une demande, sentant d’avance le coup sur sa joue.
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Ven 16 Sep - 22:34
C'était le petit matin au quartier général des zonards et "Mademoiselle" avait décidé de faire encore des siennes. Elle n'en pouvait plus de l'autre idiot chargé de la tambouille, car ce qu'il faisait ne méritait pas d'autre qualification que ce vague terme particulièrement péjoratif souvent accompagné d'une moue de dédain, voir de dégoût de la part de l'ancienne lycéenne. L'adolescente brune n'en pouvait plus de cet infâme mixture qu'il confectionnait jour après jour. Ce fut la louche de trop qui fit déborder son récipient de patience. Quand on lui servit ce tru nauséabond, elle se dressa d'un coup et hurla à plein poumon.

- Yumiko Tatsuma: C'est quoi ça ? Ce n'est pas possible que notre cuisinier soit si mauvais. J'en ai ras-le-bol. Je me casse d'ici.

Exaspérée, elle envoya voler son plateau repas avec tout ce qui avait dessus et fila sans se retourner laissant les autres se charger de tout nettoyer. Furibonde, elle déambula dans les couloirs du QG n'arrêtant pas de marmonner dans sa barbe avec un regard sombre. Le genre de regard qui vous dit "ne vient pas me faire chier ou je t'éclate". Filant en direction de sa chambre, l'adolescente avançait d'un pas pressé. Une fois chez elle, elle se saisit de son fameux katana et quitta le QG pour aller faire un tour en ville. L'ancienne lycéenne espérait trouver au choix, soit de quoi casser la croute de manière correcte ou bien de quoi se défouler assez pour ne pas éclater ce pseudo cuisinier qui se chargeait de faire à manger pour toute la bande de gamins qui se faisaient appeler les Zonards.

Un peu perdue dans ses pensées, elle ne fit pas vraiment attention à où ses pas la conduisait. De toute façon, L'ancienne lycéenne n'en avait rien à faire, elle n'était pas du genre à se soucier des insignifiants détails de ce genre. Si quelqu'un venait la voir pour lui prendre la tête ou lui chercher des noise, il apprendrait à connaître "Mademoiselle". Mine de rien, cette petite teigne s'était forgée une sacré réputation dans le coin et de nombreux jeunes cherchaient à l'éviter autant que possible, sauf en cas d'affaire juteuse. Au gré de sa pérégrination matinale, l'adolescente finir par arriver dans une partie du quartier résidentiel qu'elle ne connaissait pas vraiment. Alors, quelque peu intriguée, elle se mit flâner un peu en prêtant attention à son environnement pour voir s'il n'y avait rien à taxer pour elle ou pour le groupe. Ce fut comme cela, qu'elle tomba sur trois petites frappes qui eurent la mauvaise idée de chercher des crosses à la brunette.

-Gamin n°1: 'Tain ! T'fais quoi sur notre territoire pétasse ?

Un vague regard dédaigneux en direction de cet avorton mal-élevé et elle détourna son attention vers le lointain en direction de ce qui semblait être un hôtel. Là-bas, il devait y avoir de quoi se restaurer surtout si c'était le territoire d'un groupe comme semblait le dire le gamin.

- Yumiko Tatsuma: T'occupes ! C'est un truc de grands.

Court, concis, cinglant et surtout sans appel. Après lui avoir répondu, elle voulu se mettre en marche en direction de son nouvel objectif, mais la bande de morveux en avait décidé autrement et ils se placèrent sur son chemin pour l'empêcher de passer.

-Gamin n°1: OMG ! Comment elle est trop à l'ouest la pouffiasse ?

Les trois jeunes garçons éclatèrent d'un rire gras. Pas tant à cause de ce qui avait été dit, mais plus par l'idée de ce qui allait se passer. Ils comptaient apprendre à cette effronté le respect et à respecter les maîtres des lieux. Les gamins se déployèrent de façon à ouvrir trois fronts pour l'affronter. Sans montrer la moindre émotion, l'adolescente se lança dans le combat  et usa même de son katana toujours au fourreau pour frapper les teignes qui tentaient de lui faire obstruction. Il fallut moins de cinq minutes à la belle brune pour mettre hors d'état la triplette d'idiots.

- Yumiko Tatsuma: Debout et direction l'hôtel.

-Gamin n°1: L'Boss va t'défoncer. T'ferais mieux de t'casser d'ici en vitesse.

Pour seule réponse, "Mademoiselle" enfonça son katana toujours au fourreau dans l'estomac pour faire taire l'avorton et lui faire comprendre que ce n'était pas une demande, mais bien un ordre qui ne souffrait pas de discutions. Piteux et la tête baissée, les trois gamins guidèrent l'ancienne lycéenne jusqu'à leur QG. En entrant dans le hall de l'hôtel, la belle brune provoqua un certain temps de flottement chez les locaux qui ne savaient plus trop comment réagir jusqu'à ce que le Boss arrive pour mettre les chose au clair. Les trois teignes en profitèrent pour filer en douce se planquer derrière le caïd qui leur lança un regard noir. D'un simple geste, il les envoya vers une pièce qui semblait faire office d'infirmerie.

- Le Boss des gamins: T'es qui toi ? Qu'est-ce que tu veux ?

- Yumiko Tatsuma: Je suis "Mademoiselle". Je suis là pour faire les courses et si cela te dérange, c'est du pareil au même en ce qui me concerne.

Tout en lui répondant, elle jetait un coup d’œil circulaire sur la marmaille présente. L'assemblée ne semblait guère poser de grandes difficultés pour une combattante de son niveau. Il y avait peut-être ce gaillard qui était leur Boss et les deux ado qui l'encadraient. S'il devait y avoir un combat, cela devrait se dérouler probablement rapidement surtout quand on faisait un inventaire des forces en présence. Les gamins du coin semblaient ne pas être en très bonne forme. Tous portaient des bandages en tout genre, comme s'ils avaient tous été blessés récemment.
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Sam 17 Sep - 8:03
La blessure était peu profonde mais longue et large. Elle s’étendait du haut jusqu’au milieu de la cuisse droite du gamin, avec un angle suffisant pour mesurer dix centimètres. Le mioche de treize ans était simplement tombé sur un coin en béton pendant qu’il "visitait" un immeuble en construction définitivement arrêtée. Le désinfectant-qui-ne-pique-pas avait parfaitement fait son effet et le bandage, peut-être avait évité une réouverture. La veille, le jeune adolescent s’était tellement plaint que Kassandra avait dû demander à quelqu’un de décrire la plaie à sa place. Ce jour-là la maigre précision de la description avait suffi pour que l’aveugle devine que cette plaie n’était plus dangereuse. Alors qu’elle s’apprêtait à piocher dans la réserve de tissus pour refaire un bandage inutile selon la coutume, la porte s’ouvra grand et trois autres zonards entrèrent, l’un d’eux annonçant
« hey, l’handicapée, soigne-moi ! et vite. »
L’infirmière du groupe savait qu’il valait mieux pour elle de s’exécuter dans l’instant, aussi dû-t-elle écouter l’inventaire des bleus du faux gaillard en même temps qu’elle faisait le bandage. Elle ne retint pas l’emplacement exact de tous les coups, mais leur nombre conséquent lui fit se demander ce qu’ils avaient bien pu rencontrer sur leur chemin. Elle n’avait pas entendu de bagarre et se dit alors qu’ils avaient dû rencontrer un autre groupe de gamins des rues. Mais si c’était le cas, il y aurait eu plus d’hématomes, hors Kassandra n’en avait noté qu’un seul. Peut-être que l’autre groupe ne s’était que défendu. Cette idée paraissait irréaliste dans ce monde, mais peut-être existait-il des groupes d’enfants plus pacifiques. La prisonnière n’eut le temps cependant de s’adonner à la rêverie, car les enfants s’impatienteraient. Kassandra leur expliqua brièvement qu’elle pouvait soulager les bleus par des massages mais que les hématomes nécessitaient des crèmes qu’ils ne possédaient pas, sinon beaucoup de temps et un peu de chance. L’ado qui lui avait ordonné de les soigner envoya un de ses acolytes, celui se tenant à sa droite, prévenir le chef. Celui-ci, un maigre et petit chérubin de quatorze ans s’exécuta, obéissant à un autre gamin à peine plus vieux que lui et qui semblait avoir un sérieux complexe de supériorité. Le mâle qui se croyait dominant retira son haut pour permettre à celle qu’il avait devant lui de le soigner.
L’infirmière s’approcha de lui, plissant le nez à l’odeur acide de la sueur, ce qui lui valut un "quoi ?!" un peu violent de la part de son patient. La malchanceuse s’en sortit de justesse avec un simple "rien." avant de commencer le traitement presque inutile. Elle savait que ce "rien" était un succès critique et qu’elle ne tarderait pas à se prendre le revers de la médaille sur le coin de la figure.
La demoiselle profita de se temps suffisamment calme pour demander à son patient des nouvelles d’une blessure de trois jours pour vérifier que tout se passait bien. Cette blessure-ci avait été suffisamment petite pour ne pas nécessiter de bandages même aux yeux de ces jeunes survivants, aussi je gamin trop violent annonça qu’elle s’était rouverte et que la croûte était partie, ce qui fit grimacer intérieurement son interlocutrice.
«  je vais remettre du désinfectant, lui dit-elle, mais pour être sûrs, lave-toi bien. »
Erreur. La brute prit cela pour un ordre. le cri traversa la porte.
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Sam 17 Sep - 10:52
Alors que ses guides avaient disparu derrière une porte qui s'était refermée sur eux, l'adolescente continua d'observer les lieux. Le caïd du groupe la regardait avec une certaine haine et ses deux acolytes se tenaient prêt à se lancer dans la baston qui semblait imminente. Les locaux avaient l'avantage du terrain, mais en tant que combattante expérimentée, "Mademoiselle" saurait faire avec et ce qu'il fallait pour sortir victorieuse de cet affrontement. Tous les gamins fixaient avec intensité le centre du hall d'entrée où se trouvait l'ancienne lycéenne. Malgré le calme apparent, on pouvait sentir de la nervosité dans l'air ambiant. Finalement, le Boss prit de nouveau la parole et parla à la belle brune avec dédain.

- Le Boss des gamins: T'es trop bizarre meuf ! T'as l'choix, soit tu te rends et on ne t'abime pas, soit ...

- Yumiko Tatsuma: Me rendre ? Le coupa-t-elle sur un ton impérieux. Tu crois que c'est avec ta bande de bras cassés que tu vas m’impressionner ?

A cette rétorque cinglante, un brouhaha indescriptible prit l'assemblée des gosses vexés de se faire insulter de la sorte par un nana en plus. Cela ne provoqua aucune réaction de la part de la brunette qui restait concentrée sur son objectif. Un peu décontenancé, le caïd local allait répondre avec férocité quand un des avortons qu'elle avait rossé plutôt arriva pour lui parler à l'oreille. Les nouvelles ne devaient pas être bonne, car pour seule répondre le boss asséna un violent coup de poing dans le visage du freluquet qui alla rouler un peu plus loin.

- Le Boss des gamins: La prochaine vous éviterez de vous faire défoncer par une gonzesse. Hurla-t-il à l'intention du messager. Dégage maintenant, avant que je m'énerve.

"Mademoiselle" inclina légèrement la tête sur le côté gauche pour regarder le boss local avec un air interrogatif.

- Yumiko Tatsuma: Ah bon ? Tu n'es pas encore énervé ? Après une légère pause durant laquelle elle mina un air de réflexion, elle reprit la parole. Tu ne dois pas être un parangon de calme toi.

L'adolescente lâcha un petit rire pour ponctuer sa réflexion. Cela avait eu pour effet de faire monter la moutarde au nez du caïd. Alors qu'il allait donner l'ordre de foncer mettre une raclée à l'intruse, un des anciens du groupe intervint.

- Un ancien: Fait gaffe Boss, c'est "Mademoiselle". J'connais sa réputation. C'est une tueuse. C'est elle qui a défoncé la bande Chiwawa et ceux qui logeait dans le magasin de jouet du vieux Todd.

Le doute s'empara de la marmaille présente, car ces deux actions avaient eut un échos retentissant dans le coin. Ces deux groupes de jeunes avaient une réputation de durs à cuir particulièrement fort en baston. Même le caïd local sembla hésiter avait de donner l'ordre de l'attaquer. Il avait les nerfs, mais encore assez de sang-froid pour ne pas se laisser emporter par son caractère impulsif. Voyant que l'indécision c'était emparée des jeunes du coin, l'ancienne lycéenne se mit à marcher en direction de cette porte qu'elle avait identifiée comme étant l'infirmerie. Les deux ou trois gamins qui se trouvaient sur son chemin s'écartèrent sans demander leur reste. En arrivant à la hauteur du panneau de bois, elle ouvrit la porte normalement et entra dans la pièce où elle put voir deux de ces guides se faire soigner par une adolescente blonde. La surprise pouvait se lire sur le visage des deux brutes qui pouvait voir qu'à l'extérieur les autres étaient encore debout. Il n'y avait pas eu de combat, mais elle avait pu passer. Si le caïd avait laissé la brunette passer comme ça, c'était qu'elle devait être vraiment très forte ou dangereuse, voir les deux à la fois. Le boss et ses deux gardes du corps était apparus dans l'encadrement de la porte l'air particulièrement énervé.

- Yumiko Tatsuma: Vous appelez cela une infirmerie ? Elle éclata de rire, un rire franc et fort. Ça ou rien, c'est du pareil au même. Elle marqua une petit pose. Il n'y a rien d'intéressant ici. Je vais aller faire un tour en cuisine.

En disant cela, elle planta son regard sombre dans celui acier du Boss des marmots du coin. De la provocation ? Certainement, mais elle comptait bien voir ce qu'il avait dans le ventre. Soit il se tenait à carreau et elle pouvait faire ses courses tranquillement. Soit il finissait par avoir des couilles et ordonnait l'attaque donnant l'occasion à "Mademoiselle" de s'amuser un peu avant de retourner à sa corvée de course. Cependant, son attention se porta légèrement sur la blondinette. Cette gamine détonnait dans cet environnement, elle ne semblait pas être à sa place.

- Yumiko Tatsuma: C'est toi l'infirmière ? Lui demanda-t-elle sur un ton toujours aussi égal.
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Sam 17 Sep - 12:01
Le coup ne projeta ni ne fit tomber la jeune lady, qui se remit aussitôt au travail ; avant que le garnement brutal ne décide qu’elle n’avait pas été assez punie. Elle allait passer au second patient quand la porte de l’infirmerie s’ouvrit. Kassandra aurait aimé prétendre, au moins à soi-même, qu’il s’agissait de son infirmerie, mais même en ce lieu de soins elle n’avait la moindre autorité. Aussi ne s’attarda-t-elle pas sur ce détail et se pencha sur son deuxième patient, mais celui-ci s’était levé et partait en direction de la porte du fond, en même temps que son camarade qu’elle venait de soigner. D’après le son de leurs pas, ils étaient partis d’une démarche gauche et précipitée. L’infirmière n’eut pas le temps de se demander ce qui les avait faits fuir que l’origine de la perturbation éclata d’un rire mauvais, qui noua l’estomac de Kassandra. Un peu plus. Une étrangère se moquait de l’infirmerie qu’elle n’avait pas le droit de posséder, mais l’enfant se sentait insultée tout de même, et honteuse, aussi. Mais tout la poussait à faire profil bas ; cette étrangère était visiblement l’invitée du groupe- sans quoi elle ne serait pas ici. Mais ses deux patients avaient fui. Etait-ce cette insolente qui avait blessé les trois enfants ? Cela devait être un bizutage d’entrée, ou quelque chose du genre. De toute évidence, cette adolescente n’était pas différente des autres. De ces… enfants. Enfants était le seul mot qui venait à l’esprit de la jeune aveugle. Ils étaient complexés, vivaient dans un fantasme permanent, ne voyaient ou comprenaient que ce que les autres, adultes compris, leurs avaient appris à voir, et rien ne venait vraiment d’eux. Des esprits aussi étriqués ne pouvaient être qualifiés que d’enfants. Même un monstre pouvait créer sa propre histoire. Eux subissaient la leur, qu’ils chérissaient tant depuis la grippe.

Pendant cette réflexion, l’esclave était restée debout, attendant les ordres de qui que ce soit. Elle ne fut pas surprise lorsque la nouvelle venue, qui ne pouvait être une intruse, lui adressa la parole ; bien qu’elle n’aurait pas été surprise du contraire. Mais le ton de sa voix était légèrement différent cette fois. Moins arrogant peut-être. Mais cela ne changea rien au jugement de Kassandra, dont l’idée que son interlocutrice devait être la cheffe d’un autre groupe venait de lui traverser l’esprit. Un simple "oui" sortit de sa bouche, un son neutre et légèrement mal à l’aise, trahissant une angoisse qui grandissait à mesure que l’attention se centrait sur la blondinette. Cela ne signifiait jamais rien de bon.
Cette angoisse ne fut trahie que pas sa voix, car Kassandra n’avait pas bougé : elle se tenait debout, bien droite les bras ballants le long du corps et la tête légèrement penchée vers le sol, les yeux dans le même axe. Tout indiquait dans sa posture qu’elle attendait les ordres. Et espérait en recevoir bientôt pour tuer la conversation naissante le plus vite possible.
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Sam 17 Sep - 12:52
Dans l'encadrement de la porte, le chef de la bande se tenait debout les poings serrés rageant de ne pas savoir quoi faire dans cette situation épineuse. Cependant, ce qui attira l'attention de la brunette fut la réaction de l'infirmière de ce groupe d'adolescents. Elle avait un étrange comportement qui interpela l'ancienne lycéenne. Tout en faisant attention à son environnement, "Mademoiselle" se concentra plus sur la blondinette qui se tenait debout la tête légèrement baissée comme si elle regardait ses pieds. Un attitude d'un enfant qui venait de se faire gronder à la suite d'une bêtise. Dans le contexte actuel, c'était plus le comportement d'une victime qu'autre chose. Du coin de l’œil, la belle brune fusilla du regard le Boss des malandrins.

- Le Boss des gamins: Quoi ? Lâcha-t-il en colère.

- Yumiko Tatsuma: Tu le sais très bien. Dit-elle sur un ton sec et dur. Puis elle se tourna vers l'infirmière blonde et lui parla sur un ton plus doux. Qui es-tu ? Que fais-tu là ? Puis, rajoutant pour elle-même d'un air pensif.Je doute que tu sois là de ton plein gré. Elle jeta un regard noir vers le caïd local. Je te rappelle que l'esclavage est abolit depuis longtemps.

- Le Boss des gamins: Qu'est-ce j'en ai à foutre ? Le ton n'était pas aussi assuré que d'habitude.

- Un des gardes du corps: Qu'est-ce qu'on fait Boss ?

- Yumiko Tatsuma: Rien !

La réponse de l'adolescente brune claqua dans l'air. Cette réponse ne souffrait pas de réponse, ni d'opposition. Elle était passablement en colère depuis qu'elle avait découverte la situation de ce groupe. Sous prétexte de leur force physique, ils réduisaient  les plus faible en esclavage ou en tout cas, c'était tout comme. Tout en gardant un œil sur les brutes, elle observait avec attention l'adolescente blonde.
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Sam 17 Sep - 15:03
Un silence s’était installé, comme si la réponse de la jeune fille signifiait plus qu’elle ne devrait. A ce silence le chef répondit par un " quoi ? " énervé mais retenu, le genre qu’on dit quand on sait qu’on a fait une bêtise et qu’on croit pouvoir s’en sortir impunément. Si cela était lié à l’invitée, ou plutôt la tolérée, alors celle-ci avait potentiellement une autorité supérieure à celle du groupe. Celui de cette mystérieuse jeune femme devait être conséquent, et aimer leur cheffe. Cela existait donc ? vraiment ?
Alors que la voix de cette inconnue restait agressive envers le chef, elle se fit plus douce en s’adressant à Kassandra. Avec les éléments précédents, il était difficile d’imaginer une psychopathe voulant amadouer pour mieux frapper. L’autre possibilité, seule restante pour la jeune blonde, provoqua une bouffée de chaleur dans le corps de Kassandra, qui se mit à rougir et transpirer des aisselles. La fin de l’échange entre le chef et son interlocutrice acheva de convaincre l’aveugle que cette possibilité était la bonne. Cette inconnue avait compris que Kassandra était esclave et s’en souciait. Cette idée semblait irréelle, à tel point que la tête blonde se demanda si elle rêvait, mais ses sens lui disaient que non.
La fièvre de cette perspective engendra un petit vertige chez l’ancienne collégienne, mais cette même fièvre s’évanouit aussitôt : qu’est-ce que cela changeait ? le chef avait peur et l’inconnue était devenue agressive envers lui. Même si celle-ci décidait de partir avec l’aveugle, le groupe ne la laisserait pas faire. Si ? l’aveugle réalisa que cela pouvait être sa seule chance, non pas de partir de cet endroit, mais tout simplement de rester en vie. Que le groupe attaque ou pas, si la jeune fille restait dans cet endroit elle serait le bouc émissaire de l’affaire pour avoir attiré l’attention sur elle. Elle serait alors rouée de coups et obtiendrait certainement un ou deux membres cassés, jusqu’à pire. La jeune lady retomba dans sa moue habituelle : neutre, profil bas, comme la pierre. Mais cette fois la coquille s’était refermé sur quelque chose d’autre. Kassandra se surprit à renfermer une petite perle d’espoir en elle. Sa raison lui disait que ses chances étaient maigres, en supposant que tout se passe pacifiquement, ce qui était loin d’être gagné : l’intrépide intruse semblait trop sûre d’elle. Croyait-elle pouvoir gagner contre un groupe entier ? le pouvait-elle ?

Plongée dans ses pensées, la timide n’avait pas répondu, et à peine écouté la conversation. Machinalement, elle se remémora chaque phrase des protagonistes, et elle se figea soudainement. Le dernier mot, la jeune aveugle venait de le remarquer était une terrible erreur. Cette… gourde venait de donner un ordre au chef du groupe ! que croyait-elle ? pourquoi cela importait Kassandra ? elles étaient mortes toutes les deux. Un gamin en complexe de supériorité, c’est un gamin qui fera le contraire de ce qu’on lui demande. Cette évidence fut confirmée par la voix de ce chef :
" on la tue. "
Cette inconnue aura eu le mérite d’avoir tenu tête à cette bande de tarés, et d’avoir réchauffé un peu la pauvre malchanceuse. Celle-ci ne fut même pas surprise de se mettre à parier sur le temps de survie de l’arrogante. Elle choisit deux minutes, au hasard, s’assit contre le mur en position fœtale, et se mit à compter.
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Sam 17 Sep - 16:18
La réponse de Yumiko ne plut pas beaucoup à son hôte. De plus, le fait de la voir déambuler librement sur son domaine était difficilement supportable. Bref, tout était réuni pour lui faire péter une durite. Cela se confirma quand l'ordre d'attaquer claqua dans l'air.

- Le Boss des gamins: Butez-la !

"Mademoiselle" ne fut pas particulièrement surprise de cet ordre. Par contre, les deux molosses du caïd le furent et un il y eut un léger de flottement qui permit à l'adolescente de se saisir de son katana qu'elle laissa au fourreau. Frapper avec son arme de la sorte lui permettait de faire mal à ses adversaire sans provoquer de trop grave blessure. Le temps était écoulé et les deux hommes de main du Boss chargèrent comme deux taureaux furieux. Pendant ce temps, le chef fit des signe pour rameuter le reste de la bande. Il savait certainement que la seule chance de victoire était de submerger l'ancienne lycéenne sous le nombre des adversaire. En théorie son idée n'était pas si mauvaise que cela, mais il avait occulté l'effet psychologique et cela, la demoiselle le maîtrisait plutôt assez bien. Dans un premier temps, elle se contenta d'esquiver les deux chiens de garde du Boss local. Elle voulait leur mettre une raclée sous les yeux des autres gamins de la bande pour marquer les esprit. D'après son analyse, ces deux là étaient probablement avec le Boss les seuls à vraiment savoir se battre. Une étrange danse commença entre les deux malandrins et l'adolescente brune qui observait l'entrée pour savoir quand commencer à frapper pour marquer le plus d'esprits possible.

- Le Boss des gamins: Putain ! Arrêtez de faire les cons et défoncez-lui la tronche à cette conne.

Le Boss semblait impatient de voir ses larbins mettre une raclée à cette sale peste prétentieuse, mais il n'était pas au bout de ses surprises. Puis, "Mademoiselle" se mit à jouer elle aussi. Elle esquiva la charge du molosse blond et enchaîna avec coup d'estoc dans l'estomac du basané qui tentait de la prendre à revers. Plié en deux, il jura violemment contre la brunette. Le blondinet revint à la charge espérant profiter du fait que son adversaire était de dos. Peine perdue, car l'adolescente avait anticipé cette assaut et continua de se déplacer afin d'être une cible des plus difficile à accrocher. Le basané finit par se déplier malgré la douleur et de rage, il attrapa un meuble branlant pour le projeter en direction de Yumiko. Il passa de peu près d'elle, mais l'art de l'esquive était parfaitement maîtrisé chez l'ancienne lycéenne. Cependant, le blondinet profita de cette diversion pour foncer sur l'adolescente et lui asséner un violent coup de pied dans les côte. Dans un réflexe salvateur, elle se jeta au sol pour effectuer une roulade et ainsi échapper au second coup qui frappa dans le vide. Une vive douleur lui pinça le flanc droit, mais elle resta impassible quand elle se releva. Elle était trop fière pour montrer qu'elle avait eu mal. Les deux larbin du caïd local avait réussit une chose, mettre la brunette particulièrement en colère. Elle détestait avoir mal et encore moins devoir salir son uniforme. Avec célérité, elle fonça sur les deux gus un peu surpris de la voir passer à l'attaque. Finit de jouer, maintenant elle frapperait pour faire mal sans dégainer son katana toutefois. Elle n'était pas là pour tuer. Un premier coup porter à l'encontre du blondinet en plein visage lui arracha un gémissement de douleur pendant que son nez se mit à pisser le sang. Dans le même geste, elle frappa le basané au niveau des côtes avec violence, ce qui eut pour effet de plier pour la seconde fois le gamin. Le boss commençait vraiment à perdre patience tandis que les autres gamins se montraient hésitant à entrer dans la danse.

- Le Boss des gamins: Bordel ! Vous allez lui défoncer sa tronche à cette pute ?

Tout en disant cela, il invectivait ses propres soldat pour les pousser à attaquer. "Mademoiselle" était bien trop impressionnant aux yeux de la marmaille, elle semblait faire plus peur que le Boss local. Certain gamins reculaient, d'autres hésitaient encore. Profitant de ce moment de flottement dans le rang ennemi, l'adolescente décida de frapper au cœur de la mêlée. Fonçant vers les plus téméraire, elle frappa fort, très fort sur le corps de ces adolescents sans faire preuve de compassion. Les coups claquèrent dans l'air faisant un bruit relativement sourd. Les victimes de cette attaques se roulèrent sur le sol en hurlant de douleur. La scène devait être la plus impressionnante possible pour faire reculer les gros de la troupe. De leur côté, les deux molosses avaient retrouver un peu de contenance et reprirent le combat. Dans un enchaînement d'esquives et de coup, l'adolescente finit par les mettre à terre en les faisant pleurer de douleur. Elle avait frappé particulièrement fort pour faire le plus mal possible. On avait même put deviner le bruit de craquement de l'avant-bras gauche du blondinet quand il avait tenter de se protéger le visage d'un coup de katana de la belle brune. Tous les gamins avaient fuis le lieu de la baston et il ne restait plus que le caïd local, l'infirière blonde et l'ancienne lycéenne brune.

- Yumiko Tatsuma: Il semblerait que cela va se régler par un duel entre toi et moi. Lâcha-t-elle impassible malgré la douleur qui la lançait au niveau de son flanc droit. Es-tu prêt à recevoir ta leçon ?

- Le Boss des gamins: Va t'faire foutre ! J'vais te défoncer. T'vas me supplier d'arrêter et j'prendrai plaisir à t'faire souffrir. Dit-il avec un mauvais sourire torve.

- Yumiko Tatsuma: Si tu le dis. Répondit simplement l'adolescente avec une moue dubitative. Et si c'est moi qui gagne, j'aurai le droit à quel plaisir ? Car vous mettre une raclée et d'un ennui sans nom. Dit-elle avec un léger sourire carnassier. Je sais. Tu te casse d'ici avec ta bande de bras cassés et je garde l'infirmière.

La blondinette était toujours dans son coin à attendre la conclusion du combat. "Mademoiselle" ne lui avait pas demandé son avis, mais son sort serait probablement plus enviable si l'infirmière blonde la rejoignait plutôt que si elle restait avec ces sales gosses qui lui feraient probablement payer cette déconvenue. La raison ? Y avait-il besoin d'une raison particulière pour frapper son esclave ?
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Sam 17 Sep - 18:25
Le combat ne dura pas longtemps. Au premier cri, Kassandra pensa à se boucher les oreilles, mais elle fut un peu étonnée d’entendre une voix masculine. Et bien qu’elle s’attendît à ce que le groupe de gamins prennent le dessus, jamais elle n’entendit le moindre cri féminin. En revanche, elle entendait et comprenait la plupart des coups : le son du coup et du cri lui indiquait tant bien que mal l’emplacement du choc, aussi bien dans l’espace que sur le corps. L’aveugle oublia bien vite de compter les secondes, préférant compter les bleus. Elle se demanda même si le craquement qu’elle entendit au milieu du combat comptait double. Après tout, le son avait été joli, même s’il lui avait arraché une grimace.

Kassandra avait du mal à y croire. Cette fille était vraiment en train de défaire le groupe qui l’avait retenue prisonnière si longtemps. La jeune tête blonde eut un vertige. Ce combat, cette inconnue, cette situation, ces émotions qui se bousculaient dans sa tête ; Kassandra commença à ressentir le monde comme irréel. Comme-ci tout cela, tout ce qu’elle entendait et sentait n’existait pas pour ses sens, alors qu’elle percevait tout parfaitement. Tout ce qui se passait était suffisamment intense pour la faire se sentir mal, avec un léger mal de crâne. Elle perdait presque l’équilibre alors qu’elle était assise. Lors que les deux ennemis reprirent leur conversation, l’aveugle se leva presque machinalement et se dirigea vers le chef de la troupe vaincue. Son vertige s’intensifia et brouilla complètement son ouïe, manquant de la faire tomber également. Elle dût rester immobile quelques secondes, n’entendant rien de ce qu’il se passait autour, jusqu’à ce qu’elle recouvre ses sens. Malgré ce léger malaise, Kassandra avait décidé d’agir.

De ce qu’elle avait entendue du combat, la mystérieuse combattante maniait un genre de bâton, mais pas n’importe lequel : il était creux. Cela se reconnaissait facilement. Mais il avait semblé à Kassandra que ce bâton avait émis un son spécial. Un son de frottement de métal contre du bois. Hors la partie qui avait frappé les gamins était en bois, donc le métal devait se trouver ou près des mains de celle qui le manipulait, ou à l’intérieur. Et ce son n’avait pas été produit par une arme du groupe : il aurait été légèrement moins long, bien que le son qu’elle avait entendu fut déjà très court. Et il y aurait eu un choc. Non, les yeux bleus de l’aveugle étaient persuadés que ce son venait de la porteuse du bâton, qu’elle devina ainsi être un fourreau. Avec une épée dedans. Mais l’intruse ne s’en était pas servie, par arrogance sans doute. Ou par volonté chevaleresque. Ce que cette fille avait montré d’elle était suffisamment contradictoire pour éveiller la curiosité de Kassandra, qui décida également d’accepter de suivre ce mystère ambulant.

L’ancienne esclave savait exactement où les deux ennemis se situaient, aussi trouva-t-elle rapidement ce qu’elle cherchait : elle avait d’abord trouvé les épaules de cette salvatrice et ainsi pu évaluer sa taille. L’adolescente avait donc aussitôt cherché le fourreau à la hanche gauche sans la trouver avant de se rappeler qu’elle tenait probablement son arme en mains. L’infirmière, ou plutôt l’ex-infirmière, suivit donc les bras de la combattante jusqu’à trouver le bâton, puis la poignée, en haut de l’arme. N’attendant pas que les deux autres se rendent compte de ce qu’elle faisait, la nouvellement libérée dégaina l’arme et, d’un seul mouvement circulaire frappa son ancien chef sur le côté tout en lui fonçant dessus pour éviter au maximum une éventuelle esquive. Kassandra sentit la lame s’enfoncer dans la chair de quelques centimètres au jugé et en ressortir, puis un corps tomber environ un mètre et demi plus loin. L’aveugle en déduit que le bougre avait bondit en arrière, et que la lame lui avait probablement entaillé le bras. Ce chef de pacotille avait hurlé quelques secondes puis s’était tu. Avec un bras inutilisable et face à une aveugle et une combattante toutes deux armées, L’ancienne collégienne espérait que cet enfant abandonnerait l’idée de les combattre. Ne vérifiant pas cette espérance, Kassandra se dirigea vers la sortie, l’arme toujours à la main. Elle ne savait toujours pas de quel type de lame c’était, la seule chose qu’elle avait pu en juger étant la longueur. La blondinette ne s’en souciait guère cependant, car elle ne l’utiliserait plus. Elle s’en servait une dernière fois à cet instant pour attirer sa propriétaire à la sortie, qu’elle avait hâte d’atteindre et de laisser derrière elle cet endroit maudit.
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Dim 25 Sep - 11:58
Alors que le caïd local et l'ancienne lycéenne se toisaient, la blondinette se leva et avança doucement vers eux. Yumiko fut quelque peu surprise de sentir les mains de l'infirmière se poser sur son épaule. Du coin de l’œil, elle jeta un regard à cette étrange personne et en y regardant de plus près, elle arriva à la conclusion que cette adolescente devait être aveugle. Les mains baladeuses de l'infirmière coururent le long du bras droit de "Mademoiselle". La faible pression que l'aveugle exerçait sur l'adolescente brune était suffisante pour lui réveiller une terrible douleur au niveau de son flanc droit. Cela provoqua assez de distraction pour que la blondinette puisse surprendre la brunette par sa manœuvre. Ce fut avec célérité et assurance que la blonde aux yeux bleus avait saisit la katana de "Mademoiselle". Dans le même élan, elle dégaina la lame et fonça sur le boss de la bande pour tenter de l'embrocher. Malgré la surprise, il réussit une esquive qui lui sauva la vie même s'il se retrouva blessé au bras. Il lâcha une bordée de juron sous l'effet de la douleur qui se mélangeait à la colère qu'il ressentait face à cette cuisante défaite. Bien que désarmée, Yumiko restait une redoutable adversaire et se mit en garde pour signifier qu'elle était parfaitement prête à continuer l'affrontement.

- Le Boss des gamins: Putain ! Fait chier !

A ces mots, on comprenait que le caïd abandonnait. D'ailleurs, la blondinette n'avait pas spécialement attendu la confirmation des intensions du boss pour se diriger vers la porte de sortie. Pour la jeune fille aux yeux bleus, il semblait évident qu'il devait, qu'il allait en rester là. Tout de même, l'ancienne lycéenne brune se fendit d'une petite phrase à l'attention du sale morbac de service.

- Yumiko Tatsuma: Il semblerait que tu ais perdu. Alors, tu te casses d'ici avec tes sbires. Sinon, la prochaine fois je vous embroche tous.

Sans attendre la réponse du vaincu, "Mademoiselle" se dirigea vers l'aveugle pour quitter cette pièce. En rejoignant l'infirmière de service de cette bande d'idiots, l'adolescente brune se fendit d'une petite aparté à voix basse en récupérant sa lame. Sa voix se faisait un peu dure même si elle ne voulait pas se montrer trop sèche avec la blondinette.

- Yumiko Tatsuma: Ça, c'est à moi et c'est la chose la plus précieuse que je possède. Alors je ne la prête pas. Puis, reprenant une voix plus forte et aimable elle se présenta. Au fait, moi je suis "Mademoiselle". Tout le monde m'appelle comme cela. Je loge avec les autres du côté du lycée de Doreodan. Et toi, qui es-tu ? D'où viens-tu ?

Tout en interrogeant son interlocutrice, l'adolescente brune récupéra son katana pour le faire passer dans son dos afin d'avoir les mains libres. Le geste provoqua une nouvelle douleur à son flanc droit qui cette fois lui tira une légère grimace. Cependant, elle ne voulait pas montrer des signes de faiblesses tant qu'elle était en territoire ennemi. Alors, elle prit sur elle pour garder le masque le plus impassible possible malgré les lancements qui tiraillaient ses côtés à chaque mouvement un peu brusque. Avant de quitter les lieux, la brunette décida qu'il était temps de faire ses courses, car après tout c'était pour cela qu'elle était venue là.

- Yumiko Tatsuma: Attend un peu ! Avant de partir, on va faire un tour par la cuisine. Je suis venue ici pour faire quelques courses.

"Mademoiselle" attrapa la blondinette doucement par le bras pour ne pas la perdre. De plus, une parie de bras en plus pour porter les vivres que l'on pourrait trouver n'était pas de refus. Tout en déambulant dans l'hôtel à la recherche de la cuisine et ses réserves de nourriture, l'ancienne lycéenne brune questionna encore la jeune fille aux yeux bleus.

- Yumiko Tatsuma: Hormis prodiguer les premiers soins, que sais-tu faire ?
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