:: 
Doreodan
 :: La forêt :: Le lac Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Tes mots sont ta seule arme. › ft Missy

Aller à la page : 1, 2  Suivant
avatar
avatar

Citation : « Le monde part à la dérive ; les êtres humains ressemblent à des grenouilles baveuses ; et moi je reste planté là, à regarder le chaos régner sur Terre. »
Liens : Retrouve mon histoire, mes connaisances, tu peux aussi me défier à cet endroit : Défie moi !
Messages : 38
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 18 Sep - 14:13
Je suis capable de voir, mais toi non. Tu préfères quels termes ? Non-voyant ou aveugle ? › ft Missy
Tes mots sont ta seule arme.
La forêt me semble interminable. Je l'explore de temps à autre afin de récolter des fruits ou des plantes comestibles qui me nourriraient assez pour plusieurs jours. J'ai des limites, je vais bientôt les atteindre. Je dois boire et manger rapidement, je suis fatigué par cette nouvelle vie. Puis-je appeler cela une « nouvelle vie » ? C'est un véritable désastre ! Les enfants décident du sort d'autrui, mais surtout des adultes. C'est inadmissible.

À mon plus grand bonheur, j'arrive près d'un lac. Un grand lac se cachait derrière ces arbres effrayants. Ce chemin, je l'ai mémorisé. Je me souviendrais de cet endroit éternellement. Il est temps de déguster du poisson et de mettre à contribution ses connaissances en pêche. Si connaissances il y a. Je suis un piètre pêcheur, je n'ai jamais aimé pêcher contrairement à mon grand-père. Tant pis, je me contenterais de fruits et herbes comestibles. Ici, près du lac, je mettrais fin à ma soif. Je pourrais très bien établir quelques jours mon camp là. Il me suffirait de me rendre dans la forêt chercher des brindilles et ensuite faire du feu. Et il me faudrait un morceau de bois, surtout. Puis de quoi faire un trou et... bref. Peut-être que c'est une mauvaise idée de rester ici trop longtemps. Je ne devrais pas m'attarder, il me faut seulement à boire.

C'est donc tout naturellement que je m'approche du lac et que je sors de ma cachette. Je ne pus m'empêcher de courir jusqu'au point d'eau et de m'accroupir près de cette eau claire. Alors que j'allais diriger mes mains à l'intérieur, j'entendis du bruit. Je pensais être seul.

« Un bruit peut cacher un humain. Si je me retourne, je verrais quoi à ton avis ? Tu es plus une bestiole ou un monstre humain ? »


Mon sourire s'agrandit à cet instant et je me retournais vers la source de cet unique bruit. Et là, je fus étonné. Une demoiselle se trouvait debout et venait de franchir la barrière qui séparait la forêt du lac. Elle semblait blessée. Que lui est-il arrivé ? Des enfants à sa poursuite ? Ah ! Je n'espère pas, je n'ai pas envie de m'encombrer d'un fardeau en la protégeant. Mais étant une personne qui n'a peur de rien, je ne me gênerais pas pour foutre mon poing dans la face d'un crétin. Ou d'une nana, aussi. Disons que l'être humain a perdu ses lois. La phrase stupide « on t'as pas appris qu'on ne frappait pas les filles » a disparu et il est amusant de constater que les garçons osent lever la main sur mesdemoiselles.

Je me laisse tomber au sol et me mets en tailleur par terre. Un sourire reste dessiné sur mes lèvres pendant que je l'observe. Elle semble fragile et sans défense, je ne me ferais pas avoir par son joli minois. Une demoiselle en détresse dans ce monde ? Bonne blague, ça n'existe plus. Les gentlemans fuient la Terre et se réfugient sur une planète lointaine où aucun virus ne détruira le savoir, la bonne conduite et les adultes en particulier.

« T'es le genre de nana qui fracasse la gueule des mecs avec un sac à main ou plutôt celle qui se soumettra à la loi du plus fort ? À mon avis tu es la brebis qui se trouve au beau milieu d'une prairie et qui finit par se faire bouffer par le méchant loup. Qu'en penses-tu ? »


Elle fait peut-être partie du groupe dénommé « Solitaires » dont je fais partie. Sauf si elle est semblable à l'eau qui dort ; il faut toujours s'en méfier. Bien sûr que je me méfie d'elle ! Mais comme c'est une demoiselle, je la vois inférieure à moi et vu son état il me semble logique qu'elle n'ira pas m'emmerder. Dans ce monde, mieux vaut tenir à la vie après tout. On peut mourir du jour au lendemain sans même avoir pu observer le ciel bleu et les oiseaux qui chantonnent.

Pour le moment, je ne sentirais pas l'eau tremper mes lèvres et se déverser à l'intérieur de ma gorge. Il y a un chat plus préoccupant qui pourrait me mettre en danger à tout instant. Puisque je n'ai pas pu parler avec quelqu'un ces derniers temps, je vais me déchaîner sur elle sans lui laisser le temps de lâcher un « Ouf! ».

« Ouah tu sembles vachement crade avec ces blessures ! Si tu te noies, tu seras propre. Gentleman comme je suis, je te sortirais de l'eau et t'accrocherais à une branche d'arbre pour te faire sécher, bien entendu. »

Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatar
avatar

Citation : "the important thing is to feel your music, really feel it and believe it" Ray Charles
Liens : Retrouve l'histoire de mon personnage, ses connaisances, tu peux aussi me défier à cet endroit : Défie moi !
Groupe : Zonards
Messages : 104
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 18 Sep - 15:56
Kassandra s’assit à son tour, juste en face de ce nouvel inconnu. Assise en tailleurs elle aussi, l’aveugle se tenait légèrement courbée du fait de ses blessures, qui étaient pour la plupart des bleus à l’exception des trous provoqués par un coup de batte cloutée dans le bras droit, et avait comme à son habitude la tête légèrement baissée.
Elle s’était tu pendant qu’il parlait, écoutant toutes les informations que ces paroles et sa voix pouvaient donner. Plus de quinze ans, n’aimait pas les humains, donc certainement seul ou peut-être avec quelques proches, vocabulaire violent donc attitude violente si il le fallait au minimum, observateur et curieux donc n’attaquerait pas avant d’entendre ce qu’il voulait entendre ou qu’on le contrarie, différenciait hommes et femmes donc les traitait différemment avant l’épidémie et peut-être encore aujourd’hui, et empli de sarcasme, indiquant un passé plus ou moins proche qui lui avait déplu, à moins qu’il ne joue aux durs, comme tous les autres, mais de ça la jeune fille doutait.
L’enfant avait donc décidé de lui accorder le temps qu’il demandait. Il serait trop risqué de continuer à fuir de toute façon. Cet inconnu était peut-être sa seule échappatoire d’ailleurs.

L’aveugle décida de répondre à son nouvel interlocuteur avant que celui-ci ne s’impatiente :
"- t’es un comique toi. Ben ouais, j’suis une putain de brebis. Bingo l’agneau. Et les loups, ils ne vont pas tarder : dans trois minutes vont débouler cinq gamins qui ont décidé de jouer à cache-cache avec moi après m’avoir bien amochée. En sachant que le nom de ma cheffe a eu l’effet inverse de ce qu’il aurait dû, ces sales gosses vont certainement me tuer. Donc à toi de juger si je suis un monstre ou pas. Mais décide-toi vite parce que si j’en suis un, alors tu seras débarrassé de moi bien vite. Mais si je n’en suis pas, alors j’espère que le « gentleman » daignera m’accorder son assistance dans ma fuite. Car vois-tu, tant que je serais seule je serais trop lente pour leur échapper. Mais avec quelqu’un pour me guider, j’ai une chance. Mais il faut qu’on parte maintenant. Alors tu choisis quoi ?"

Par ce monologue, Kassandra espérait avoir atteint ce soi-disant gentleman dans son honneur suffisamment pour qu’il ne l’aide, mais elle se rendit compte trop tard que son ton avait été trop acide, et que si cet inconnu n’avait ni honneur ni générosité, elle était fichue. L’aveugle démunie dut trouver rapidement un moyen de rattraper cette erreur :
"dis-moi, t’es-tu déjà retrouvé dans une situation où ta vie dépendait entièrement des autres ?"

La blondinette pensait avoir bien choisit ses mots, mais n’en était pas sûre. Elle n’avait pas réussi à calmer son stress et comme le stress rendait con, peut-être l’avait-elle été quand elle avait parlé, ce qui ajoutait un malus à son discours. Cette pensée la fit sourire. Les seules fois où elle avait eu la chance de participer à un jeu de rôle sur table, la demoiselle avait adoré. Depuis les idées en rapport avec ce genre de jeux fusaient dans sa tête en toutes circonstances. Son sourire s’élargit, malgré ses blessures qui la faisaient souffrir : l’adolescente avait hâte de savoir si son action avait été une réussite ou un échec, et si elle pourrait ajouter un « critique » derrière.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
avatar

Citation : « Le monde part à la dérive ; les êtres humains ressemblent à des grenouilles baveuses ; et moi je reste planté là, à regarder le chaos régner sur Terre. »
Liens : Retrouve mon histoire, mes connaisances, tu peux aussi me défier à cet endroit : Défie moi !
Messages : 38
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 18 Sep - 17:36
Je suis capable de voir, mais toi non. Tu préfères quels termes ? Non-voyant ou aveugle ? › ft Missy.
Tes mots sont ta seule arme.
Amusante, cette demoiselle. Sacré langage pour une brebis. Ou devrais-je dire, une ‹ putain de brebis ›. Porterait-elle un intérêt à la grossièreté ? C'est mal d'utiliser de tels mots pour une jeune fille. Elle me raconta d'un ton acide, qui trahissait son stresse face à la situation dans laquelle elle se trouvait dorénavant, que cinq gosses jouaient à ‹ cache-cache › avec elle et qu'ils l'avaient salement amoché. Intéressant. Elle confirme mes doutes ; elle m'apporte le danger. La femme engendre le danger, de toute manière.

Ils vont la tuer, d'après elle. Tuez-la, les gars, je vous dirais rien. Sauf qu'elle ose me demander de l'aider après avoir employé un ton pareil face à moi. L'enfant devient monstre au fur et à mesure que le temps s'écoule dans son sablier et il ose faire ce que l'Homme ne devrait pas connaître.

Elle l'a dit elle-même ; si elle est seule, elle sera lente. La lenteur de cette tortue me retarderait en l'aidant. De plus, à cause de son imprudence, je m'éloignerais du lac et ne trouverais plus rien pour m'hydrater. Au moins elle a l'amabilité de me laisser décider de ce que je souhaite faire. Partir en l'aidant ou la regarder mourir ? Si j'y réfléchis bien, il est évident qu'en restant planté ici en sa compagnie je finirais comme elle. Ce n'est pas le moment idéal pour mourir, surtout près d'une inconnue. Peut-être que le ‹ gentleman › acceptera de l'aider, ou au contraire peut-être qu'il refusera catégoriquement parce que la brebis n'a guère fait preuve d'une grande sympathie envers lui.

« Ma vie n'a jamais dépendu de quelqu'un. Je suis débrouillard, brebis. »


Ne t'attends pas à m'amadouer frêle demoiselle.

Sans mon aide, elle crèvera. Et, étrangement, moi avec. Nous allons mourir à deux si mon entêtement continue à suivre ce chemin. Quel idiot, je dois me dépêcher de sortir de cette merde dans laquelle elle m'a foutu. Moi qui ne cherche point les ennuis, me voilà bien servis ! Je me relève avec facilité et la fait se lever également en soupirant. Son grand sourire qu'elle arborait alors qu'elle était encore assise me semble être un signe de victoire. Elle a gagné, pour une fois seulement. Je n'irais pas plus loin avec elle, je ne mettrais pas ma vie en danger non plus même si le danger ne me fait pas frissonner de peur. Le monde est hostile, je ne veux pas perdre la vie maintenant.

« C'est donnant-donnant, chérie. Je te rends ce service agaçant et tu devras, en retour, faire quelque chose pour moi. Et saches que tu n'as pas gagné, je te sors seulement de ce pétrin. »


Il faut bien que je la prévienne que la victoire n'appartient qu'à moi, tout de même. Elle perdrait espoir si elle en venait à se dire qu'elle peut compter sur moi et me faire confiance. Sa vie dépend de la générosité de ces mecs, la mienne dépendra du sort de la brebis. Je me protège en partant et je m'enlève un crime des mains en acceptant de l'aider. Ne voyez-là qu'un acte purement humain.

Je l'attrape donc par la main et la fait avancer avec moi. Nous devons partir d'ici au plus vite, je ne risquerais rien en les attendant. De plus je ne sais pas s'ils sont armés et surtout : quelles sont leurs armes ? Des flingues ? Des armes blanches ? Je ne ferais pas long feu face à une personne lourdement armée, c'est de la logique ça.

« Tu ressembles à une princesse en détresse avec un sale caractère, je trouve ça marrant. Soit. Je peux connaître ton joli nom ? N'oublie surtout pas que je serais capable de te ramener à ces gosses si tu venais à refuser de dire ton prénom petite brebis. »


Je ne compte pas l'appeler indéfiniment ‹ brebis ›, c'est court, certes, mais trop énervant. Ce surnom me rappelle à quel point les animaux sont des chanceux. Ils survivent à tout et n'importe quoi contrairement à nous, les humains. Pourquoi les adultes meurent-ils alors que les vaches broutent encore l'herbe ? Je ne sais même plus si une vache broute de l'herbe ! Je suis persuadé, cependant, que les chevaux le font.

Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatar
avatar

Citation : "the important thing is to feel your music, really feel it and believe it" Ray Charles
Liens : Retrouve l'histoire de mon personnage, ses connaisances, tu peux aussi me défier à cet endroit : Défie moi !
Groupe : Zonards
Messages : 104
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 18 Sep - 18:49
[édité]
Cette réponse piqua Kassandra au vif. Comme si elle n’était pas débrouillarde ! Il y avait des situations où elle ne pouvait pas, voilà tout. Et ce surnom de brebis ne lui plaisait pas du tout.  L’aveugle se sentait insultée. Mais cela n’avait aucune importance dans la situation. Peut-être se mettrait-elle en colère si il la laissait là, mais l’adolescente devait amadouer le jeune homme, pour sa vie. Cette pensée lui fit garder son sourire mais nerveusement. L’adrénaline commençait à retomber et entraîna la jeune fille dans la peur. Mais elle fut un peu soulagée de sentir les mains de cet inconnu sur ses bras. " succès " se dit-elle. Se relevant, l’enfant écouta ce que son potentiel sauveur avait à dire. Et ce qu’il avait à dire ne déplut pas à l’enfant en détresse, sauf pour le " chérie " arrogant de ce " connard " comme elle faillit l’appeler. Elle s’était retenue de justesse, le temps n’était pas à la dispute ou ce serait sa dernière. Kassandra décida malgré l’amertume qui commençait à lui monter au ventre de garder les chances de son côté, parvenant, elle le pensait, à cacher cette amertume dans sa voix :
" - Votre prix sera le mien, grand chevalier ".
la jeune Zonarde émit cependant un petit "aïe" avant de retirer la main que cet inconnu qui lui tapais sur les nerfs lui avait prise pour lui donner l'autre. celui-ci avait en effet pris sa main droite, celle dont le bras était blessé. ce qu’il dit par la suite ne prenait pas en compte ce petit cri de douleur, comme si il ne l'avait pas remarqué, si bien que l'enfant se demanda si sa douleur lui avait fait plaisir. d'autant que ses mots énervèrent encore plus la zonarde. " princesse " ?! " petite brebis " ?! décidément, Kassandra détestait être faible. Mais elle n’avait pas d’autre choix que de répondre à la question. Et même pas comme elle le voulais. L’ancienne collégienne lui aurait répondu " appelle-moi K " si sa demande n’avait pas été chargée d’une telle menace. Elle répondit donc de la manière la plus humble qu’elle put :
" -Kassandra Sera. Mais je préfère qu’on m’appelle K, si ton cœur veut bien me faire l’honneur de m’appeler selon mon souhait. "
L’enfant était prête à courir derrière lui, et n’attendait plus que son signal. Elle savait que les enfants se rapprochaient et si il voulait vraiment la sauver et se sauver du même coup, il fallait qu’ils courent. Et vite.
Pour sauver sa vie, l'aveugle étzit prête à faire confiance à cet énergumène car elle savait avoir besoin d'un guide qui pouvait percevoir et éviter les obstacles à distance, pour échapper à d'autres qui en étaient tout autant capables. c'était ni plus ni moins cette différence qui rendait Kassandra faible, et ainsi jalouse et surtout furieuse. c'était pour ça qu'elle avait été esclave de cette troupe de gamins et c'était pour ça qu'elle devait confier sa vie à ce mec ce jour là. ce mec qui pouvait... voir. "cheater" se dit-elle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
avatar

Citation : « Le monde part à la dérive ; les êtres humains ressemblent à des grenouilles baveuses ; et moi je reste planté là, à regarder le chaos régner sur Terre. »
Liens : Retrouve mon histoire, mes connaisances, tu peux aussi me défier à cet endroit : Défie moi !
Messages : 38
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 21 Sep - 20:51
Je suis capable de voir, mais toi non. Tu préfères quels termes ? Non-voyant ou aveugle ? › ft Missy.
Tes mots sont ta seule arme.
Mauvaise comédienne, décidément cette fille faisait les choses avec joie, on dirait. Cela m'épuisait à force de la voir se forcer à prendre tel ou tel ton envers moi. Je n'apprécie pas qu'on prenne la grosse tête face à moi, mais quand on se force, c'est pire ! Je supporte encore moins. Honnêtement, quitte à choisir, je préfère qu'elle soit énervante que mielleuse à cause de ces gosses. C'est vrai, sa survie dépend de moi. Et je suis un être humain, j'ai donc dis ‹ oui › bien que cela avait également un rapport avec ma propre survie puisque si je reste ici à la regarder se faire découper en morceaux, je finirais comme elle. Et ça, non merci.

Je l'entendis émettre un simple ‹ aïe ›, signe de douleur, ce qui me fit légèrement sourire. Elle souffre ? Tant mieux. L'Homme le mérite grandement en ces temps sombres. Elle changea soudainement de main et je me retrouvais avec sa main gauche dans la mienne sans n'avoir rien pu dire. Aimable comme je suis, je me tus au lieu de le lui faire remarquer. Qu'elle fasse ce que bon lui semble, ça m'est égal pour le moment, bien sûr.

Kassandra Sera. Ou K, tout simplement. C'est honteux de raccourcir son prénom de cette façon. Elle se fait passer pour une lettre de l'alphabet alors que ses parents lui ont offert un si joli nom. C'est exactement comme si je venais à dire à quelqu'un que je me nomme Lucius mais que je préfère qu'il m'appelle L. À son grand dam, je suppose, je ne lui ferais pas cet honneur et je me contenterais de la nommer par son prénom en entier. Les lettres, c'est pas pour moi.

« J'préfère Kassandra. J'aime bien ton nom au complet, il est pas mal. »


Je soupirai, fatigué par ce monde barbant et apocalyptique. Si seulement le passé devenait le présent, ça me rendrait fortement heureux. Je n'aurais plus besoin de me noyer dans la folie en pensant à eux... Soit. Ne parlons plus de cela, j'ai une brebis à égarer dans la forêt aujourd'hui et je sens que cela va être amusant pour ma petite personne.

Sans prévenir, je décidai de courir en la tenant par la main afin qu'elle ne puisse pas me ralentir. On devait se dépêcher pour fuir les cinq gosses — cinq, si je ne me trompe pas ! — et également pour lui épargner une mort atroce. Pourquoi ne peut-elle pas partir seule ? Ça m'intrigue, je la trouve différente de moi. Elle doit compter sur moi pour sa survie alors qu'en temps normal, elle n'aurait pas besoin puisqu'elle a des yeux et qu'elle est incapable de courir avec ses petites jambes.

On continuait de courir sans regarder derrière nous, ou du moins je ne l'ai pas vu regarder derrière elle. Elle me fait suffisamment confiance pour ça ? Je pourrais être un complice des gosses et l'emmenait directement vers eux au lieu de l'aider à s'évader de son châtiment.

« Tu l'as vu ? Regarde comme il est magnifique ! »


Avais-je demandé et dit en désignant un bel oiseau planté sur une branche d'arbre. Il a plusieurs couleurs, mais je n'arrive pas à les distinguer exactement à cause de la pénombre. Pourtant, de là où je me trouve, j'arrive à le voir resplendissant dans cette gigantesque forêt et trônant fièrement sur cette branche.

Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatar
avatar

Citation : "the important thing is to feel your music, really feel it and believe it" Ray Charles
Liens : Retrouve l'histoire de mon personnage, ses connaisances, tu peux aussi me défier à cet endroit : Défie moi !
Groupe : Zonards
Messages : 104
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 23 Sep - 5:53
Il préférait Kassandra. L’intéressée n’eut pas le temps de choisir une autre réaction que la frustration, dont on ne vit la manifestation, que cet homme toujours étranger s’élança. Surprise, l’auto surnommée "K" failli tomber à plat ventre mais se rattrapa en serrant bien la main qu’elle tenait.

Les deux fugitifs coururent longtemps, trop pour la jeune aveugle qui était loin d’avoir l’habitude. Au bout de ce qui lui parut une éternité, l’adolescente entendit son compagnon de fuite s’extasier sur la beauté d’un oiseau. Elle prit cela comme un signal et lâcha la main de son guide, ralentit difficilement et s’effondra sur le sol, face au ciel, après avoir vérifié rapidement avec ses mains que rien ne la gênerait. Étourdie par la fatigue, La tête blonde prit son temps pour reprendre son souffle, plusieurs minutes pendant lesquelles elle n’essaya même pas de savoir si l’autre lui parlait, avant d’enfin commencer à réfléchir à la situation. Il n’y avait aucun signe de leurs poursuivants, la forêt était calme, et les deux partenaires devaient être assez loin pour pouvoir faire une pause. L’aveugle de naissance n’était pas en état de continuer de toute façon. Et cet inconnu lui avait effectivement sauvé la vie. L’essoufflée ne savait pas si elle devait se considérer chanceuse d’être tombée sur lui ou juste quitte face à sa rencontre avec les voyous. Mais calmée par cette course effrénée, l’enfant lui était finalement reconnaissante pour cet acte d’humanité. Elle lui en devait une. Et une belle. Une belle quoi, peu lui importait, mais elle le lui devait.

Kassandra repensa ensuite à ses blessures qu’il lui faudrait soigner rapidement. Elle ne risquait pas grand-chose de plus que l’infection, les blessures autres que les bleus n’étaient pas profondes et ses vaccins étaient à jour. Cela lui fit penser que dans peu de temps, quelques années tout du moins, ils ne le seraient plus pour beaucoup de personnes, et la vie deviendrait encore plus rude, d’autant plus qu’il faudrait reprendre les cultures laissées à l’abandon sans les adultes. L’avenir s’annonçait lourd et fatiguant, exactement ce dont l’amochée avait besoin à cet instant.

Pour éviter ce genre de pensées, "K" revint sur l’instant présent. Les fuyards s’étaient arrêtés à cause de, ou grâce à, un oiseau que le jeune homme avait trouvé "magnifique". Cela tout en disant à sa protégée de le regarder.
"-il a pas compris" se dit-elle. L’aveugle décida de le punir de cette erreur impardonnable, devenant du même coup bien plus honnête avec lui que jusque-là. Elle leva son majeur gauche vers où il devait se situer au son de sa respiration en ajoutant aussitôt :
"- tu le vois celui-là ? ben moi je peux pas".
Kassandra laissa quelques secondes à son interlocuteur pour comprendre avant de changer complètement de sujet, avec un petit rire nerveux :
"-tu m’as sauvé la vie." elle avait le sourire aux lèvres. Ce qu’elle dit ensuite, elle n’avait presque pas envie de le dire.
"- si tu veux ton paiement, il faudra me raccompagner en ville. En fait, même si tu ne le veux pas, j’ai besoin d’un guide pour y retourner, la course m’a fait perdre mon orientation et je sais plus où c’est."  la fatigue aidant, l’enfant ajouta un "désolée" , elle se sentait un peu ingrate de lui en demander encore. Mais avait-elle le choix ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
avatar

Citation : « Le monde part à la dérive ; les êtres humains ressemblent à des grenouilles baveuses ; et moi je reste planté là, à regarder le chaos régner sur Terre. »
Liens : Retrouve mon histoire, mes connaisances, tu peux aussi me défier à cet endroit : Défie moi !
Messages : 38
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 25 Sep - 17:38
Je suis capable de voir, mais toi non. Tu préfères quels termes ? Non-voyant ou aveugle ? › ft Missy.
Tes mots sont ta seule arme.
La brebis s'effondra au sol, je supposais qu'elle était fatiguée. Ce n'est pas étonnant, nous avons couru pendant quelques minutes non-stop. Elle a une endurance impressionnante, dis donc ! Même moi je suis carrément essoufflé contrairement à elle... Ça ne m'étonne plus tant que ça qu'elle ait eu besoin de moi pour survivre. Elle doit avoir un sens de l'orientation pourri en plus de l'endurance !

Lorsque je lui ai parlé de l'oiseau qui se trouve en face de nous, elle m'a montré son majeur en me demandant si je pouvais le voir et en précisant qu'elle, elle ne le pouvait pas. Elle est aveugle, alors. Argh ! Je ne m'en étais pas rendu compte, à vrai dire c'est la première fois que je fais face à une personne non-voyante et je n'ose plus vraiment la regarder droit dans les yeux. À quoi bon, de toute façon ? Elle ne me voit pas. Donc je pourrais être un tas de graisses, elle s'en ficherait royalement.

« Exacte, je t'ai sauvé la mise. Décidément, t'es exigeante. En plus de devoir te sauver la vie, je dois aussi te raccompagner en ville. Sinon, à part ça, tu veux que je te ramène chez toi et que je t'embrasse devant ta porte ? »


Et bientôt elle me demandera de me rendre jusqu'à son camp, si camp elle a ! Bah tiens. Elle ne veut pas non plus que je me suicide pour elle pendant qu'on y est ? Ça fera moins de personnes sur Terre et plus de ressources pour les autres gamins. Enfin soit, faut la comprendre, elle peut pas voir et ce, jusqu'à la fin de sa vie.

« T'inquiète ma poule, j'vais te raccompagner. Au fait, désolé, j'pensais que tu voyais aussi. »


Mieux vaut s'excuser. Si mon meilleur ami avait été là, il m'aurait cassé la gueule parce que j'aurais pas fait attention à certains détails ! Mais il n'est plus là aujourd'hui donc oublions-le.

Rejoindre la ville me permettra peut-être de trouver de l'eau puisque j'ai perdu le lac à cause de son arrivé, à mademoiselle la brebis pourchassée par de vilains loups. Je ne lui en veux pas, ça m'est égal de mourir de déshydratation. Vu la situation dans laquelle je vis, la déshydratation serait une belle mort ! Je n'ai aucune envie de mourir du virus qui circule dans l'air.

« Ça te dérange pas de ne pas savoir à quoi les autres ressemblent ? Honnêtement ça me saoulerait à ta place. »


Ouf! Je ne suis pas à sa place et je ne suis pas aveugle. Puis je ne suis pas une demoiselle détresse non plus, ce qui m'arrange fortement vu que ça aussi, ça m'énerverait. Il n'y a rien de mieux que d'être un mec ; t'as plus de force et tu survis plus vite que les nanas.

Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatar
avatar

Citation : "the important thing is to feel your music, really feel it and believe it" Ray Charles
Liens : Retrouve l'histoire de mon personnage, ses connaisances, tu peux aussi me défier à cet endroit : Défie moi !
Groupe : Zonards
Messages : 104
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 8 Oct - 18:40
Kassandra avait repris une respiration normale, et pouvait désormais continuer. Elle décida néanmoins d’apprécier ce moment de calme, allongée dans l’herbe.  Le soleil lui chauffait agréablement les joues et les paupières pendant qu’il la faisait cuire dans ses vêtements ; l’adolescente savait qu’elle ne pourrait se rafraîchir avant un moment, aussi décida-t-elle d’apprécier l’humidité perlante qui faisait coller ses vêtements. C’était désagréable, bien entendu, mais de la même manière qu’on apprécie une chanson triste quand on l’est, l’enfant savourait cette souffrance de son corps plaintif ; c’était pour elle un moyen de ses sentir en vie. Avec une jeunesse tant dépourvue d’indépendance, cette forme de liberté que de choisir comment elle ressentait le monde avait été son moyen de sentir vivre plutôt que survivre.
L’aveugle fut coupée dans sa dégustation par son compagnon de fuite, qui sembla agacé d’une manière assez mignonne. Amusée, "K" décida de jouer la taquinerie :
"- oh oui, ce serait merveilleux ! tu serais mon prince et moi ta princesse !"
Malgré que ce soit une blague, Kassandra n’aimait pas cette façon de parler, aussi n’en retira-t-elle que peu d’amusement mêlé de frustration. Ce jour-là ne semblait pas être une bonne journée.
Et son interlocuteur n’avait sans doute pas apprécié lui non plus, vu la manière dont il lui parla ensuite. En effet ce "ma poule" resta e travers de la gorge de la blondinette qui voulut lui coller un joli pain en travers de la figure. "Ouais, excuse-toi" lui dit-elle intérieurement. "Connard" ajoute-t-elle, toujours dans sa tête. Comme pour se distraire de ces mots désagréables, l’aveugle aux yeux bleus se leva et s’apprêta à partir.
Mais ce que dit ensuite l’adolescent produit le même effet qu’un gamin faisant un caprice dans un supermarché : on a envie de la frapper mais on se mettrai tout le monde à dos. Car ce que le gentleman misogyne venait de dire donnait une occasion en or de le frapper sans qu’il ne s’y attende, et l’adolescente en mourrait d’envie. Mais après ça, il n’y aurait aucune chance pour qu’il continue de l’aider. Jusque-là, la demoiselle avait pas mal résisté à ses pulsions de violence envers ce cactus à langue de vipère. L’enfant peu sportive trouvait cette métaphore bien choisie : si on regardait à l’intérieur, on trouvait un cœur tendre, mais ça passait son temps à nous piquer dès qu’on s’approchait. Ainsi, hormis son geste grossier, rien n’avait été violent dans son attitude et Kassandra décida de ne plus se retenir et de saisir cette occasion trop belle :
" - t’as jamais rencontré d’aveugle, toi, dit-elle en s’approchant. Déjà, mon support pour t’identifier c’est ta voix. Et pour moi, ta voix est ce à quoi tu ressembles ; quand je rencontre une nouvelle voix, j’ai les mêmes « à priori » que quand tu rencontres un nouveau visage. C’est bizarre que les gens aient du mal à le comprendre. Ensuite, ajouta-t-elle tout en levant ses mains devant elles, paumes tournées vers son interlocuteur, j’ai un superpouvoir : je peux voir avec mes mains. Comme ça."
Et la peu prudente jeune fille d’avancer ses mains vers le visage de celui qu’elle avait l’intention de frapper. Elle ne lui laissa pas le choix et tâta son visage bien partout. Il n’était pas trop moche, se dit la blondinette, mais sa mâchoire était trop carrée à son goût. Sa mâchoire, elle la saisit de sa main gauche et, avant que l’autre ne réalise ce qui lui arrivait, l’aveugle de naissance asséna un violent coup de poing dans la partie supérieure gauche de la joue droite de sa victime, lâchant sa mâchoire au même moment, et mettant toutes ses forces dans cette action. Ce qui revenait à pas grand-chose au final. Satisfaite, l’adolescente perdue dans la forêt reprit sa position habituelle : droite, les pieds à environs trente centimètres l’un de l’autre et pointant des directions un peu divergentes, les bras le long du corps et la tête légèrement penchée en avant.
"- tu devrais faire gaffe, les poules se mettent en colère très facilement."
Revenir en haut Aller en bas
avatar
avatar

Citation : « Le monde part à la dérive ; les êtres humains ressemblent à des grenouilles baveuses ; et moi je reste planté là, à regarder le chaos régner sur Terre. »
Liens : Retrouve mon histoire, mes connaisances, tu peux aussi me défier à cet endroit : Défie moi !
Messages : 38
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 9 Oct - 20:23
Je suis capable de voir, mais toi non. Tu préfères quels termes ? Non-voyant ou aveugle ? › ft Missy.
Tes mots sont ta seule arme.
Oulà. C'est une excellente blague qu'elle tient là. Prince et Princesse. Encore elle me dirait que je suis le « Prince », je veux bien, mais elle carrément ce titre ! C'est une brebis sale, point barre. Et aveugle par la même occasion, ce qui signifie par conséquent qu'elle ne peut être qu'une paysanne affamée, un fardeau pour le chef de famille. Le virus me fait dire des conneries. Ce n'est qu'une gamine, à vu d’œil. Elle ne connaît pas grand-chose à la vie, au final. Excusons-la pour son manque de délicatesse et ses blagues à deux balles.

Cette saleté s'approcha de moi sans prévenir avec ses airs de madame-je-sais-tout. Elle me fait penser à ça, une nana qui croit tout savoir sur le monde mais qui ne connaît que dalle, mis à part sa propre misère. Elle trouve ça bizarre que les gens ne comprennent pas le fonctionnement des aveugles ? Je trouve ça normal. Un voyant est capable d'identifier une personne via sa sale tronche, il peut même reconnaître la voix s'il le souhaite tandis qu'un aveugle se contente d'une voix qui peut changer au fil des années. Elle fait comment si elle se retrouve face à deux personnes qui ont exactement la même voix ? Elle demande toutes les cinq minutes qui parle ? J'imagine déjà le scénario : ‹ oh excusez-moi j'suis aveugle, j'peux que reconnaître les voix et comme vous avez la même j'exige que vous me dites le prénom de qui parle en début de phrase ! ›. Ça sert à rien de perdre son temps à identifier les voix des uns et des autres, c'est totalement inutile.

Fais chier, pourquoi elle me touche ? Sans même pouvoir réagir à temps, je reçus un coup sur la joue, ce coup eut le don de me surprendre et de me sonner pendant quelques instants. Je l'observai, perplexe. Elle se contenta de rajouter une phrase stupide digne d'une aveugle sans défense. C'est évident : ce sont les mots qu'elle emploiera qui lui serviront d'arme. Une poule se met en colère rapidement, peut-être, mais je me ferais un malin plaisir à l'agacer pour connaître ses limites...

« Tu ressembles à toutes ces filles pathétiques tartinaient de maquillage. Continue comme ça l'aveugle et bientôt tu seras une très jolie poule sans pattes ! Ce serait con de perdre tes deux jambes sachant que tu as perdu la vue, hein ? »


Elle aurait mérité que je la laisse entre les mains de ces sales gosses. Elle ne mérite même pas mon aide. Je suis persuadé qu'elle saura se retrouver dans cette forêt, il suffit d'observer le coin avec... ses mains bien entendu ! Si c'est son super-pouvoir, qu'elle l'utilise à des fins plus utile que frapper ceux qui lui viennent en aide.

« Tu m'agaces. Sincèrement t'es énervante. Mais j'parie que tu pourrais être plus cool. Enfin, peut-être que je me trompe, mais j'ai l'espoir que tu sois différente de ce que tu me montres là. J'te signal que j'ai été sympa avec toi, j'aurais pu te laisser crever mais à la place je t'ai aidé. »

Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatar
avatar

Citation : "the important thing is to feel your music, really feel it and believe it" Ray Charles
Liens : Retrouve l'histoire de mon personnage, ses connaisances, tu peux aussi me défier à cet endroit : Défie moi !
Groupe : Zonards
Messages : 104
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 16 Oct - 9:22
Kassandra s’attendait à une vengeance, se prendre un coup, quelque chose. Mais rien. Quoi ? il n’avait rien senti ? elle était faible à ce point ? cependant l’infirme réalisa bien vite que son geste avait bien eu un effet, mais loin de ce dont elle c’était attendu, de ce qu’elle avait voulu. Ce monstre avait bel et bien été touché quelque part, peut-être l’orgueil, peut-être les mœurs ou encore les idéaux, mais même s’il sembla perdre légèrement patience le sauveur de brebis sut trouver les mots. Non pas pour calmer le jeu, s’excuser ou rétablir une forme de justice, mais plutôt pour se venger. Car ce qu’il dit fit perdre toute forme de sentiments agréables à sa protégée.

Qu’il la compare à ces sales gosses inconscients et qu’il la menace comme ça, comme si elle n’était rien de plus, effectivement, qu’une poule, cela toucha la jeune fille droit au cœur. La blondinette n’arrivait pas à se dire qu’elle avait eu l’effet qu’elle avait voulu, même s’il avait effectivement eu mal. Peut-être pas assez. Mais à ce moment-là, c’était l’attaquante qui souffrait. De son impuissance qui refaisait surface, encore et toujours, puis de son ineffectivité. En effet, l’homme en face d’elle reprit bien vite le contrôle de ses émotions, et usa de cette maîtrise pour repartir sur une bonne entente, ce qui voua l’effort physique supposément punitif de Kassandra à l’échec. Ces gestes n’avaient eu aucun effet au final et l’adolescente eut du mal à le supporter. Il lui dit qu’elle était énervante, elle entendit qu’elle n’avait pas réussi à l’énerver suffisamment pour qu’il perde patience. Et pour ajouter du citron au vinaigre il osait chercher une autre personnalité que celle que l’aveugle avait montré, perçant ainsi à travers l’armure de son attitude et de ses mots.
Ineffective et pénétrée par ce monstre, l’enfant commença à trembler. Elle avait envie d’en découdre, de lui dire d’aller au bout de ses mots, et de la laisser crever de douleur et de dessèchement, mais il lui laissait une chance. Imperturbable et usant d’une violence terriblement précise, Il fit couler les larmes qu’elle tentait de retenir de toutes ses forces. Ses mots avaient du pouvoir sur elle alors qu’il avait la force physique, et la force physique de son interlocutrice était inefficace. Elle n’avait que les mots pour se défendre, et elle ne savait pas s’en servir.

Kassandra se retenait toujours de s’effondrer en larmes, bien qu’elle commençât à respirer fort tandis que du liquide salé coulait sur ses joues.
L’adolescente ne savait que faire. Elle voulait tourner le dos à cet homme aux mots tranchants et partir le plus loin possible de lui. Mais il lui laissait une chance. La blondinette pouvait survivre encore un peu, et cela se ferait par lui. Elle savait qu’elle n’aurait pas d’autres choix que de le suivre si elle voulait survivre. Et survivre était, finalement, peut-être une bonne idée.  Et puis les autres membres comptaient sur elle, ceux-ci le lui avaient fait comprendre. En larmes, les dents serrées, la demoiselle avança sa main droite pour serrer celle de son interlocuteur en signe de paix. Cette fois, elle se retiendrait de le frapper, et encore une fois, elle le suivrait. Mais probablement en silence.
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  SuivantVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» Les mots sont le miroir de l'âme. (Paradoxe)
» Règlement du Forum ♪
» «Le devoir, l'honnêteté, être bon, être juste. Non. Ce sont les désirs qui vous sauvent. Ils sont la seule chose vraie.» 21/03 ― 13; 22
» Les mots sont comme des pierres dans mon cœur.
» Les mots sont plus dur que des coups d'épées- Journal de rp d'oliver-

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: 
Doreodan
 :: La forêt :: Le lac
-
Sauter vers:
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit | Forums RPG | Futuristes