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Doreodan
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Tes mots sont ta seule arme. › ft Missy

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Citation : « Le monde part à la dérive ; les êtres humains ressemblent à des grenouilles baveuses ; et moi je reste planté là, à regarder le chaos régner sur Terre. »
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Jeu 27 Oct - 14:15
Je suis capable de voir, mais toi non. Tu préfères quels termes ? Non-voyant ou aveugle ? › ft Missy.
Tes mots sont ta seule arme.
« T'as le droit de pleurer, Kassandra... parce que pleurer, ce n'est pas le symbole de la faiblesse. »


Je n'aurais pas du lui dire tout ce que j'ai dis. Je ne peux pas retourner en arrière, j'en ai conscience, mais si je pouvais au moins à me faire pardonner pour mes paroles déplacées, alors je l'aiderai à rejoindre la ville comme elle me l'a demandé. Je ne lui demanderai rien en échange de ces deux services, enfin de l'unique service que je lui ai rendu. Je n'ai jamais aimé voir les autres dans une situation semblable à celle de cette demoiselle, elle n'a pas à subir ça. Elle paraît jeune, ça signifie qu'elle a connu moins longtemps sa famille que moi, qu'elle a vécu la contamination d'un point de vue différent. Et n'importe qui sait que le point de vue change en fonction de l'âge. Un enfant de huit ans ne pensera pas la même chose qu'un adolescent de seize ans, cela est logique à mon sens.

« Tu veux toujours que je t'aide à atteindre la ville ? Ça ne me dérangerai pas de faire ce déplacement... je te dois bien ça, après ce que j'ai dit. »


Même si mes paroles étaient sincères, elle ne le méritait pas. Ah ! quand est-ce que j'arriverai à bien me conduire en société ? Faire du tort à un passant, c'est abominable. Ou du moins, c'est ce qu'on pourrait penser. L'être humain est comme ça, maintenant. Autrefois, j'aurais été moins sur mes gardes face à elle, j'aurais réagis moins vite peut-être et surtout, je ne l'aurais jamais rencontré et elle n'aurait pas eu à écouter un mec qui parle des aveugles sans savoir ce qu'ils traversent dans la vie de tous les jours. Ce petit voyage a commencé à devenir intéressant depuis cette ‹ dispute ›, si nous poursuivons notre route, ou si je poursuis avec elle, cela deviendra peut-être amusant.

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Sam 5 Nov - 11:37
« T'as le droit de pleurer, Kassandra... parce que pleurer, ce n'est pas le symbole de la faiblesse. »

Les sursauts de l’enfant se firent plus nombreux alors qu’en vain elle tentait de chasser les traîtresses perles de ses joues, inlassables face aux manches innocentes et fatiguées de Kassandra. Celle-ci ne sut que faire des mots de son compagnon ; ils étaient comme écrits à la craie sur un sol battu de pluie. Pleurer ou se retenir ? la question ne se posait même pas, perdue et dissoute dans la confusion d’une enfant atteinte au cœur.
De longues secondes s’écoulèrent, pendant lesquelles seule la respiration haletante de Missy brisa son silence. Immobile, L’adolescente ne voulait plus écouter le monstre à côté d’elle, n'ayant d’autre préoccupation que d’essayer de se contrôler. L’inexpérimentée infirmière était loin de se soigner elle-même en faisant cela, mais tout en elle lui disait de se protéger de cette intrusion.

« Tu veux toujours que je t'aide à atteindre la ville ? Ça ne me dérangerai pas de faire ce déplacement... je te dois bien ça, après ce que j'ai dit. »

La lame ainsi se retira des entrailles de l’aveugles presque sanglotante, lui permettant de reconstruire petit à petit ses défenses, qu’elle fit l’erreur d’utiliser aussitôt, essayant d’articuler des paroles d’acquiescement qui se noyèrent dans sa gorge serrée. Elle dut finalement s’approcher de lui, espérant qu’il comprendrait que cela signifiait « oui ».


[Edit]

~~~~~~~~Ellipse de durée indéterminée~~~~~~~~

Missy releva la tête pour mieux humer l'air. Fait intéressant, l'odeur habituelle de voitures et de pneus dans la ville avait laissé place depuis l'épidémie à une odeur encore moins supportable de charogne en décomposition.

- enfin, s'exclama l'enfant, je commençais à croire qu'on en sortirait jamais.

Elle s’arrêta, hésitante. Elle devait rentrer au camp rapidement pour rassurer ses compagnons et panser ses blessures, et pour cela, elle devait savoir où elle était. Cela lui était plus facile à partir de là, car il lui suffirait de déambuler sur quelques rues pour reconnaître les lieux. Un non averti se demanderai comment elle pourrait reconnaître quoi que ce soit sans le voir, mais Kassandra faisait partie de ces aveugles capables de détecter des gros obstacles par écholocalisation. Elle pouvait donc sur quelques mètres, et à condition qu’il n’y ait pas ou peu de bruits parasites, connaître grossièrement la forme du lieu dans lequel elle se trouvait et ainsi potentiellement le reconnaître si elle connaissait bien le lieu. Cette faculté couplée à son sens de l’orientation qui dessinerait une carte mentale suivant ces déplacements lui permettraient avec de la patience de retrouver son camp en moins de quelques heures.

Bien sûr si son sauveur lui disait directement où ils étaient, elle pourrait savoir vers où aller, et cela lui ferait gagner un temps monstrueux. Mais cette fois, si elle devait lui demander quoi que ce soit, elle le ferait avec tact. L’infirmière choisit donc d’amorcer la conversation par une question qui, outre le fait de satisfaire une réelle interrogation, lui permettrai de connaître le point de vue de son guide et ainsi de concevoir la suite des évènements :

-Tu comptes faire quoi maintenant ?

Missy ne savait pas comment appréhender cette relation qu’ils venaient de fonder. Tous deux avaient vu une partie des entrailles de l’autre, et le lien qui se dessinait entre eux était déjà complexe. Tous deux avaient également eu affaire à une partie de l’autre qu’ils n’aimaient pas, mais le résultat était loin d’être catastrophique. Au contraire, cela semblait ouvrir cette relation naissante à quelque chose de flexible et d’indistinct.
Sans vraiment s’en rendre compte, L’aveugle prit la décision de ne pas le fuir à l’avenir et de laisser évoluer leur relation. Juste pour voir.
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Dim 8 Jan - 17:01
Je suis capable de voir, mais toi non. Tu préfères quels termes ? Non-voyant ou aveugle ? › ft Missy.
Tes mots sont ta seule arme.

On était sortie de cette forêt, la marche fut longue et calme. Kassandra avait finalement cédé, je l'avais accompagné jusqu'à la ville. Elle est non-voyante, c'était plus facile pour elle d'être accompagnée, bien que je ne doute nullement de son sens de l'orientation. Pendant le trajet, j'ai beaucoup réfléchi. Mon comportement envers elle a peut-être était injuste, j'ai été trop brusque. Ça suffit, on arrête de parler de ça ! Je vais cesser de me remettre en question aujourd'hui.

Elle me demanda ce que je comptais faire maintenant. Excellente question, je n'en ai pas la moindre idée. Elle m'a seulement demandé de la raccompagner jusqu'à la ville après l'avoir sauvé d'une mort certaine. Jamais elle n'avait précisé que je serais contraint de m'aventurer près d'un endroit dangereux qui regrouperait potentiellement des enfants meurtriers.

« Je ne sais pas. »

Peut-être que je continuerai à explorer la forêt, à la recherche continuelle d'un coin d'eau pour boire, mais aussi de quelques fruits pour manger. Je pourrais aussi attraper une bestiole... non, faut pas rêver, je suis trop crevé pour courir après un lapin par exemple. Il faut faire preuve d'attention pour ce genre de chose, là je n'en ai plus en réserve.

« J'ai rien à faire, à vrai dire. »

Ça peut paraître bizarre de n'avoir rien à faire dans un monde aussi imprévisible que le nôtre, et pourtant certaines personnes se retrouvent bien à regarder leur reflet dans l'eau et à se demander ce qu'ils foutent encore là. C'est mon cas. Je ne sais plus quoi faire, les autres ont tout fait tout seul. Ils ont nettoyé le monde des adultes, au grand regret de ces derniers je pense.

La jolie brebis va sûrement rejoindre quelqu'un, elle n'irait pas bien loin toute seule. En fait, personne ne va très loin seul. Même moi, même un meurtrier, même un solitaire. On est perdu sans la présence de quelque chose ou de quelqu'un près de nous. C'est ma vision des choses. On a besoin de se coltiner un truc en particulier pour se sentir heureux, pour ne pas sombrer dans la drogue, l'alcool et les tentatives de suicide.

« Et toi, tu vas faire quoi, maintenant qu'on est arrivé en ville ? »

Je pose cette question par pur curiosité. Ou juste pour savoir ce qu'elle veut faire après. C'est une fille cool, je l'apprécie bien, au fond. La brebis peut très bien devenir un joli papillon. La nature le lui accordera sûrement, elle le mérite. J'espère que, plus tard, elle n'aura pas trop d'ennuis.

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Sam 14 Jan - 12:02
-Je ne sais pas.
" ben ça me fait une belle jambe » se dit-elle. « mais c’est bon signe."

-J'ai rien à faire, à vrai dire.
"yes ! il m’offre beaucoup d’ouvertures ce con. Ta g**** Kassandra. Ce c*nnard t’a sauvé. Et il est sympa aussi. y mérite pas tes insultes."

Le dialogue intérieur de Missy aurait pu durer longtemps ainsi mais il fut interrompu par son compagnon de route qui lui tendit une perche tellement grosse que si on la lance les extraterrestre croient que c’est une deuxième lune :

-Et toi, tu vas faire quoi, maintenant qu'on est arrivé en ville ?
-Me soigner. Répondit l’aveugle du tac au tac. Mais je sais pas vers où est mon camp et j’ai besoin de trucs qui sont là-bas. Tu sais vers où c’est le centre-ville ?

Au final, Kassandra ne savait vraiment ce qu’elle voulait. Elle n’avait pas spécialement envie de rester avec cet énergumène mais rien ne la poussait à s’éloigner de lui non plus. Les deux compères se rejoignaient en ce sens, aucun des deux n’avait d’envie particulière à ce moment. Seul le devoir poussait l’aveugle à rejoindre ses compagnons. Le devoir de survivre. Et d’aider les siens aussi.

Quoi qu’une envie commençât à se faire douloureusement sentir : celle de boire. Cette course en plein été et le rationnement dû aux réserves fondant à vue d’œil, les éléments n’étaient pas en sa faveur de ce point de vue-là.
Mais il devait bien rester de quoi sustenter l’infirmière, non ? en espérant que son sauveur ne lui demande pas de l’eau en paiement. S’il le faisait, la suite des évènements serait délicate.
Il serait important, se dit Kassandra, de trouver une source d’eau durable, ou toute la ville était condamnée. Un système de récupération de pluie par exemple. N’y avait-il pas des pavillons en périphérie de la ville qui en possédaient ? l’aveugle avait entendu parler de grandes bombonnes en plastiques enterrées dans le jardin qui récupérait l’eau de pluie qu’on pouvait utiliser ensuite. Peut-être y avait-il moyen de les déterrer et de les placer sur le toit d’un immeuble ou quelque part ? bien sûr, pour la boire il faudrait la faire bouillir et ignorer le mauvais goût mais pour survivre cela semblait approprié.
Et avec cela, si excédent il y avait, pourraient-ils en échanger ? ou produire de la nourriture ? et si ils ne pourraient pas, devraient-ils quitter la ville ?
L’avenir était incertain mais l’espoir était permis.
Et cette idée, l’adolescente avait bien l’intention de la faire germer.
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