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Doreodan
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Le sosie de Lore

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Jeu 5 Jan - 14:55
"Tu vois ce mur ? J'te parie que je peux passer par dessus tranquille !"
C'est probablement ce qu'aurait dit Alex dans d'autres circonstances mais voilà, il n'y avait personne avec qui parier. Mais il allait tout de même l'escalader ce mur, rien que par défi personnel, même si c'était un peu nul parce qu'il n'y aurait pas de témoins pour se souvenir de ça. Et puis il devait absolument entrer dans l'école et la grille était fermée par une lourde chaîne cadenassée. Il y avait peut-être une autre entrée mais ce serait certainement moins drôle et il n'avait pas envie de chercher.
Il inspira profondément. Il avait quitté le village un an plus tôt pour aller à Doreodan, l'endroit où il avait probablement le plus de chances de retrouver sa sœur, ou du moins des informations la concernant puisqu'elle n'était pas revenue à la maison depuis sa fugue, treize mois auparavant. Mais il avait essuyé fausses pistes sur fausses pistes. Son enthousiasme et son optimisme commençaient à s'émousser lentement mais sûrement et pourtant, il en regorgeait pas mal, le Cap'.
L'école était sa dernière indication en date. C'était aussi le dernier endroit qu'il fouillerait à Doreodan avant de s'en aller. Il avait longtemps pensé que le P'tit Caïd finirait forcément par s'y rendre : c'était l'endroit où elle rêvait de vivre. Elle avait d'ailleurs souvent fait des caprices pour qu'il l'y emmène, lors de lors nombreuses escapades en douce, mais la ville était bien trop loin alors pour y aller à pied et y revenir sans inquiéter leurs deux pères. Ils auraient été privés de sortie et surveillés de bien plus près, trop près, et ça n'aurait pas arrangé leurs affaires. Et puis il aimait ses parents, il n'avait pas eu envie de trahir leur confiance. Doreodan était donc à coup sûr la destination qu'elle avait dû prendre. Mais il commençait sérieusement à en douter. Un an à attendre, c'était long. Cette idiote avait dû se perdre en route, mais un an - un an ! - pour retrouver son chemin, même pour quelqu'un ayant son désastreux sens de l'orientation, c'était assez improbable.
Il avait donc suivi les conseils d'un garçon d'une dizaine d'années qui lui avait dit avoir vu une fille correspondant à la description qu'il lui avait faite de Lore traîner du côté de l'école. C'était curieux. Il n'aurait jamais pensé qu'elle mettrait les pieds dans ce genre d'endroit qu'elle détestait mais après tout, pourquoi pas. Il ne savait plus où chercher de toute façon. Et puis il devait y avoir du matos intéressant à récupérer si tout n'avait pas déjà été pillé.

- Si tu es là, tiens-toi prête, Petit Caïd ! J'arrive ! S'exclama-t-il à haute voix

Il recula un peu, prit de l'élan et sauta. Ses mains s'accrochèrent au bord d'une corniche qui abritait une statue et en patinant un peu avec ses pieds sur le mur, il réussit à se hisser dessus, un peu maladroitement. Ce n'était pas le geste le plus élégant dont il était capable mais puisque personne ne le regardait, ce n'était pas la peine de frimer et le résultat était là. Puis, une fois debout sur la corniche, il atteint facilement le sommet qui n'était plus très loin en écrasant au passage les épaules puis la tête du personnage de marbre. En moins de deux, comme il l'avait dit ! Il avisa un arbre dont les branches s'approchaient assez près pour qu'il puisse les attraper et il s'en servit pour descendre.
L'exploration pouvait commencer.
Il poussa les portes d'entrée qui s'ouvrirent dans un grincement effroyable. Les gonds devaient commencer à rouiller. Alex grinça des dents : il détestait ce bruit. Il pénétra dans le hall. Les lieux respiraient la vieillesse et les toiles d'araignées. Il éternua plusieurs fois après avoir libéré une demi tonne de poussière d'un casier qu'il n'aurait jamais dû ouvrir. Mais il les fouilla un par un, tout comme les différentes salles du bâtiment pour récupérer du matériel.
Il ne restait plus grand chose, et il n'était pas étonnant que quelqu'un ait eu cette idée avant lui, mais il collecta néanmoins deux-trois bricoles qui lui seraient sûrement utiles.
Une fois arrivé au troisième et dernier étage, il dût se rendre à l'évidence : c'était encore une fausse piste. Il n'y avait aucune trace de Lore ni même de son passage.
En même temps, quel idiot il faisait ! Accorder sa confiance à un gamin qu'il ne connaissait pas et qui en plus lui avait taxé une barre de chocolat pour lui donner l'info ! Il s'était sacrément fait arnaquer ! Il pesta un moment tout seul, à se maudire pour sa naïveté. Mais il fut interrompu par un bruit qui l'alerta. Il se tut et tendit l'oreille.
Le bruit venait d'une porte qu'il n'avait pas remarquée, camouflée par la pénombre. Le bruit se répéta. Il s'approcha et actionna la poignée. Elle ne bougea pas d'un pouce. Etait-elle verrouillée ou simplement coincée ? Il essayait de la forcer quand un son de verre qui se brise retentit de l'autre côté.

- Y a quelqu'un ? Demanda-t-il

Puis il colla l'oreille contre la porte en attendant une réponse. Ce n'était peut-être qu'un animal qui était entré par la fenêtre mais s'il y avait une personne enfermée là-dedans, il n'allait tout de même pas la laisser la.
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Ven 6 Jan - 12:05
Zip !
...
Zzzzzip !
...
Zip.
...
ieeeeeeeek ! akheuh ! kof kheu kha kha ! ssssal*pe ! (tousse)
...
Zzzip !
Squeeeeek!
Aïe ! F*CK ! What’s this sh*t doing here?!
...
Zzzzzip!... yes !

[Flash back ta vu kom dan lé film ! zbrla!]
-Dans un monde comme celui-ci, qu’est-ce qu’il manque à votre avis ? bien sûr, de la nourriture, de l’eau, des soins et tout ça, mais après ? de la distraction ? on s’approche. Mais il nous reste des instruments, des bouquins, des jeux de société et même des jeux vidéo si on a de l’électricité. Mais après les loisirs ? je veux dire, nous vivons dans une fiction : le monde post-apo où il y a que les enfants qui survivent et doivent se débrouiller, y a des cinglés qui veulent le pouvoir ou la violence, chacun doit trouver sa place au prix de sa vie… on est carrément les personnages d’un roman ! du coup, qu’est-ce qui manque ? ben de la vie ! z’êtes cons ou cons ? la survie, y en a partout, la fiction on est dedans et on a des romans et BDs à volonté, tout ce qui manque c’est de la vraie vie ! du banal, du quotidien ! et où est-ce qu’on trouve du quotidien ?....... Personne ? ben demain je vous ramène du quotidien, et du bon ! sur ce, je vais me coucher, j’en ai marre de vos tronches.
[fin-du-flash-back-fondu-enchaîné-c’est-la-méga-classe-parce-que-j’suis-un-génie!!!]

C’était très rare d’entendre Missy parler comme cela, tellement rare qu’elle avait découvert une partie d’elle-même cette soirée-là. Cela signifiait qu’elle se sentait bien, et en effet, se sentir bien en société était pour elle quelque chose de tout nouveau. Au fond, elle ne pourrait jamais se décider sur si elle aimait ou haïssait ce virus. Celui-ci lui avait appris du même coup à survivre et à vivre, tous deux d'une manière qu'elle n'avait jamais expérimenté avant.

Ce monologue, l’adolescente de l’avait pas fait au hasard : Elle avait son idée de comment trouver du quotidien faute de pouvoir l’expérimenter par soi-même. Cela faisait pas loin d’un an que le virus avait détruit le monde humain et déjà on ne se souvenait plus très bien de la vie quotidienne pré-apocalipsienne. Qui parmi tous ces monstres pouvait dire comment ça fait d’avoir un repas chaud matin, midi et soir qu’on a pas préparé soi-même ? qui pouvait réellement dire comment ça fait de se retrouver à table avec toute la famille pour le réveillon ? qui se souvenait de ce que c’était de se disputer entre parents-enfant pour ce qui paraît aujourd’hui comme des broutilles ? de renverser un jeu de société parce qu’on a perdu ? d’insulter quelqu’un juste pour montrer qu’on est comme les autres ? de supplier ses parents et de pleurer par terre pour qu’ils nous achètent une friandise ? de frapper ses cousins pour les accuser ensuite ? de se demander qu’est-ce qu’on allait porter le lendemain ? de n’avoir rien de plus important que sa vie sociale ? de se demander qui on est ? d’avoir des devoirs ? de n’avoir jamais frappé ?

Pourtant, tout cela était à portée de main. Dans une chambre, dans un sac de collégien, sur un carnet, caché dans le fond d’une commode ou d’un sac, sous les piles de chaussettes ou entre deux livres scolaires. Kassandra avait choisi en premier le plus facile : les sacs de cours. Elle était donc partie ce matin-là en direction de l’école dans l’espoir de trouver ces fameux « journaux intimes » qui avaient été si chers à tant de gens. Bien sûr, au passage elle ramènerai ce qu’elle trouverai d’utile. Naturellement.

C’était ainsi que l’infirmière s’était retrouvée dans l’école à fouiller tous les sacs qu’elle trouvait. Et il y en avait un sacré paquet : certains étaient à l’école au moment où les adultes avaient commencé à tomber. Et parmi eux, certains avaient été internes et n’avaient donc pas pu rentrer chez eux. Mais de tous ces sacs, il ne restait que ceux qui n’avaient pas été emportés par des survivants, et parmi ceux-là, il ne restait que quelques-uns qui n’avaient pas déjà été fouillés. Beaucoup étaient complètement vide : les outils autant que le papier pouvait servir, surtout par un hiver froid comme celui qu’ils vivaient en ce moment. Aussi ne trouva-t-elle qu’un seul carnet qui pouvait ressembler à un journal, mais il pouvait aussi bien s’agir d’un agenda. Ne pouvant vérifier, Kassandra choisit de l’emporter. Même si c’était un agenda, cela resterai une fenêtre ouverte sur un monde déjà bien oublié.

L’enfant fouilla chaque salle à la recherche du précieux papier graissé d’encre, et en profita bien évidement pour réaliser ses vieux fantasmes, dans les salles où d’autres ne l’avaient pas déjà fait : renverser les tables, casser des chaises contre les murs, casser les miroirs des toilettes, bien qu’elle n’y resta pas longtemps à cause de l’odeur vieille de plusieurs mois, écrire des gros mots sur les murs, en braille bien entendu, vider les extincteurs… ah non, ça, ç’était une mauvaise idée : d’autres l’avaient déjà fait et le peu d’extincteurs pleins qu’il restait devait être conservé pour se protéger d’éventuels incendies. Mais de tous ceux que la blondinette avait trouvés, il n’en restait qu’un qui ne soit plus lourd que les autres. Les trucs sous pression, paraissait-il, pouvaient exploser même vides. Cela ferait un bon piège, se dit-elle. Missy s’encombra donc d’un deuxième extincteur, vide celui-ci, sachant pertinemment que son sac, un sac de sport se portant en bandoulière sur le côté, ne se remplirai probablement pas autrement. Cet après-midi, l’aveugle devrait s’occuper du camp, donc elle irait le lendemain fouiller les maisons en espérant que les carnets qu’elle cherchait avaient été laissés là par ceux qui avaient déjà fouillé les appartements.

Arrivée au troisième étage, La jeune aventurière continua son exploration jusqu’à trouver une salle un peu spéciale. Son « superpouvoir », comme l’appelaient les autres mais qui n’était que de l’écholocalisation, ce que n’importe qui pouvait développer avec beaucoup d’entraînement, lui révéla qu’elle était plus petite que les autres mais moins encombrée : il y avait un espace vide au centre. Touchant les encombrements, L’infirmière s’aperçut que c’étaient des bureaux très endommagés. Il y avait là cet écran d’ordinateur éventré qui gisait au sol, là des papiers et genres de classeurs partout sur le sol, et là ces étagères aux portes fracassées juste à côté de la porte de la salle…

Kassandra réalisa qu’elle se trouvait dans un bureau administratif, probablement celui du CPE ou du directeur, à en juger par l’état désastreux des meubles. Les anciens élèves avaient dû se venger dessus. En particulier sur l’étagère où devaient être rangés leurs dossiers…
Leurs dossiers ! On allait enfin savoir ce qu’ils contenaient, ces fameux dossiers !
Ne réfléchissant pas plus, l’ex-collégienne pilla l’armoire de tout ce qu’elle contenait encore, jetant l’extincteur vide pour libérer de l’espace et du poids. L’un des dossiers refusa de coopérer et l’adolescente dû tirer plus fort, jusqu’à ce qu’un pied fragile de l’armoire ne cède et que celle-ci ne s’écroule sur l’enfant malchanceuse qui eut le souffle coupé avant d’avoir pu crier. L’armoire de bois massif était à moitié sur elle, l'écrasant depuis la poitrine jusqu'au bout la jambe, qui la faisait terriblement souffrir. L’accidentée ne put soulever l’armoire malgré tous ses efforts et eût beaucoup de mal à reprendre son souffle.
Elle commença alors à paniquer, ce qui était extrêmement rare, et fouilla ses alentours de ses mains à la recherche de l’importe quoi pouvant l’aider. Sa main droite rencontra le pied d’un des bureaux qu’elle tira sans réfléchir, ce qui eut pour seul effet de le faire tomber à son tour, non loin de Missy. Le bruit provoqué calma instantanément la jeune prisonnière.
Elle se remit à chercher autour d’elle par ses mains et trouva ce qui semblait être un fil électrique à sa gauche. L’aveugle commença à tirer dessus, doucement cette fois-ci, jusqu’à ce qu’un bruit de poignée de porte actionnée se fasse entendre à moins d’un mètre d’elle ; Kassandra se figea aussitôt. Elle ne put se rendre compte de l’objet qui lui tombait dessus jusqu’à ce qu’elle ne s’en prenne une partie sur la figure, un genre de barre métallique, presque au même moment où un bruit de verre qui se Brise ne retentisse à sa droite, provenant assurément du même objet.
L’adolescente failli crier de douleur et de surprise mais se retint au dernier moment, sachant que quelqu’un se trouvait juste derrière la porte qui ne s’était bizarrement pas ouverte. Une voix se fit entendre depuis l’autre côté. Pas tout à fait remise de cette chute, l’aveugle ne put saisir tout ce qu’elle pouvait dans cette voix qui parvenait difficilement à traverser la porte ; aussi crut-elle déceler une pointe d’inquiétude dans la voix mais ça aurait tout aussi bien être de la peur ou même de l’appréhension face à un combat imminent.
La prisonnière réfléchit un instant : Elle ne pourrait bouger l’armoire et n’aurait pas assez de force non plus pour la casser sans outils et l’extincteur ne lui offrait pas cette possibilité sans qu’elle ne dût en souffrir, car l’armoire l’écraserait de plus belle bien avant de céder. Derrière la porte, il y avait un inconnu potentiellement dangereux, mais la porte était bloquée par la même armoire gisant sur le corps de Missy, probablement. Kassandra repensa à ce qu’il avait dit : « évidemment qu’il y a quelqu’un, crétin ! » lui dit-elle intérieurement. Cela lui arracha un douloureux sourire en lui faisant penser à une blague qu’elle avait toujours rêvé de faire, et l’occasion était parfaite ; parvenant à rendre sa voix claire malgré le poids lui compressant les côtes, Kassandra lança un magnifique :

-c’est le chat !

La pauvre malchanceuse venait peut-être de signer son arrêt de mort. Mais au final mourir pour une blague, c’était cool.
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Lun 9 Jan - 14:05
"C'est le chat !". Un sourire amusé se peignit sur le visage d'Alex. Il décréta immédiatement que quelque soit la personne qui lui avait répondu, il l'aimait bien. Le sens de l'humour, ça se perdait quand même vachement alors cette blague, bien que basique, lui faisait vraiment plaisir.

- Je me disais bien que j'avais entendu miauler ! Répondit-il sur le même ton.

Mais il reprit rapidement, un peu plus sérieusement, après avoir de nouveau tenté de forcer la porte.

- Tu es enfermée ou c'est toi qui a bloqué la porte ?

En collant son oreille contre la porte en attendant une réponse, il lui sembla entendre un gémissement. Son sourire s'évanouit. Si quelqu'un avait pu voir sa manière de froncer les sourcils, il n'aurait pas forcément compris qu'il s'agissait d'un signe d'inquiétude.

- Tu es blessée ? Surtout ne bouge pas, j'arrive, je viens te chercher !

Sans attendre de réponse, il largua sans plus de manière son sac au sol après en avoir sorti son couteau à cran d'arrêt. Il ne voyageait jamais lourd - il n'avait pas pour habitude de s'encombrer quitte à devoir se débrouiller avec le minimum - mais pour ce qu'il comptait faire, il fallait vraiment qu'il soit le plus léger possible. Il abandonna toutes ses affaires là et dévala les escaliers jusqu'à l'étage précédent.
Il entra dans la salle qu'il supposait être celle juste en dessous de la pièce où il voulait entrer. Il n'eut aucun mal à ouvrir l'une des fenêtres. Il y passa la tête. Il n'avait vraiment pas intérêt à se foirer, songea-t-il en jetant un œil en bas. Une chute de cette hauteur... Mais il n'y réfléchit pas plus longtemps et passa tout son corps à travers l'encadrement. Debout sur l'appui de fenêtre, il passa son couteau entre les dents pour libérer ses deux mains et commença à grimper.
Heureusement, l'architecture un peu ampoulée offrait de nombreuses aspérités qui lui permettaient de s'accrocher même si plusieurs fois, il manqua de basculer vers l'arrière à cause d'une prise qui s'effritait. Il faut dire qu'il se fit deux ou trois frayeurs. Mais il aimait ça. Et puis il était arrivé en un seul morceau alors pas de quoi en faire tout un plat. Un peu cinglé le Cap' ? Probablement.
A travers le carreau, il voyait une armoire effondrée contre la porte. C'était donc ça qui coinçait ? Ce n'était pas si grave alors, il suffisait de la remettre en place pour libérer le passage. Ce qui l'inquiétait, c'était ce qu'il voyait en dessous. Une main. Qui devait appartenir à la voix féminine qu'il avait entendue. Il s'empressa de se caler correctement dans l'encadrement et attaqua au couteau les morceaux de bois qui retenaient les gonds de la fenêtre.
Ce fut un peu fastidieux mais il finit finalement par la desceller. Il n'eut pas trop d'autre choix que de la laisser tomber au sol dans un gros bruit de verre brisé puis il entra. La main disparut en dessous de l'armoire.

- T'affole pas ! Ce n'est que moi. Sale l'armoire qui t'es tombée dessus. Bouge pas je vais t'aider.

Il s'approcha et souleva l'armoire avec un petit glapissement de surprise. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle soit si lourde. Mais surtout, son cœur rata un battement et il faillit en lâcher le meuble. La silhouette blonde allongée à quelques pas de lui...

- Lore ? Lâcha-t-il dans un souffle, à peine audible

Elle se retourna. Il vit que ce n'était pas elle. Ce n'était pas elle. Pas elle. Une larme d'espoir trop vite né et trop vite déçu roula le long de sa joue. Il ne pouvait pas l'essuyer alors il détourna la tête pour qu'elle ne le voit pas. Il masqua son désarroi en reprenant la parole.

- Si tu pouvais te dépêcher de sortir de ton terrier, chaton, ce serait cool. Je vais pas pouvoir tenir toute la journée comme ça.

Sa voix était étranglée mais c'était sûrement à cause de l'effort physique n'est-ce pas ? C'était forcément à cause de l'effort physique...
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Dim 22 Jan - 12:01
HRP :okay gamin!
je sais tu vas dire "c'est gamine" mais je m'en repeint les semelles avec tes tampons. et si ça te plais pas je dis "connard" aussi. (ceci est de l’humour mon intention est de te faire rire pas de te vexer, je précise parce que je commence à me faire incendier par le staff et j’ai pas envie de me faire virer  Suspect   )
autant j'ai bien aimé quand t'as « forcé » mon perso à gémir parce que tu l’as pas vraiment forcé, ton perso a juste « cru » entendre gémir donc j’aurais très bien pu ignorer. Mais par la suite c’est trop direct et ça me gêne.
Tu agis directement sur mon personnage en lui faisant bouger la main puis en lui faisant bouger la tête. Tout est très bien à part ça. C’est con parce que ça tient à pas grand-chose mais ça m’énerve.
Du coup je relève le défi de justifier à ma façon chaque mouvement. mais je risque de ragequit plusieurs fois ^^
(si je le fais c’est parce que ça semble tout juste possible de justifier de tels mouvements malgré la personnalité de mon personnage. Mais du coup je vais pas hésiter à me venger. Tiens-toi prête.)



- Je me disais bien que j'avais entendu miauler !
« Attend, ça veut dire quoi ça ? » pensa Kassandra. L’agressée par une armoire n’eut le temps de décider que la porte fit le bruit à nouveau. Cet humain essayait d’entrer et ç’était pas bon signe du tout.

- Tu es enfermée ou c'est toi qui a bloqué la porte ?
« tu vas rire, mais c’est les deux. » qu’elle aurait pu lui dire, mais ses mots s’étaient étouffés dans ses côtes, trop comprimées sous ce gros meuble en chêne massif. Si elle ne voulait pas sécher là, à moitié écrasée et seule, il lui fallait se dégager. Avant que cet énergumène ne trouve un moyen de rentrer. L’enfant qui commençait progressivement à étouffer tenta de changer de posture pour pouvoir exercer plus de force sur l’armoire mais elle ne réussit qu’à tordre sa jambe déjà meurtrie, ce qui lui arracha un léger gémissement. Evidemment, l’autre l’entendit :

- Tu es blessée ? Surtout ne bouge pas, j'arrive, je viens te chercher !

-… shit. Murmura-t-elle.

Dernière chance. Si ce sale monstre entrait, L’aveugle était à sa merci. La jeune adolescente rabattit sa jambe libre sous l’armoire pour tenter de faire levier avec son tibia tout en poussant avec ses bras sur le bord de l’armoire pour la faire basculer. C’était stupide mais il n’y avait rien d’autre à faire. L’enfant poussa de toutes ses forces mais le poids s’accumulait sur sa jambe écrasée, déjà trop douloureuse, pendant que son autre tibia peinait à rester valide ; jusqu’à ce que serrer les dents ne suffise plus. L’armoire s’écroula une nouvelle fois sur la pauvre survivante pleurant de douleur. Ses jambes hurlaient, ses bras abandonnaient. Rien à faire, cette armoire ne bougerait pas. L’enfant mourrait là, sous ce meuble trop luxueux pour la laisser s’échapper. Des heures d’agonie l’attendaient. Si bien sûr l’autre dégénéré n’arrivait pas à entrer. C’était quoi, le mieux : qu’il rentre ou qu’il s’en aille ? s’il parvenait à entrer… « je viens te chercher ! »…
« Tue moi » lui ordonna-t-elle en pensée. « s’il te plaît, prends mes affaires et tire-toi. » Il voulait lui faire croire qu’il allait la sauver. Missy avait envie de le croire. Au fond, elle le croyait. Mais, étalée sous cette armoire, ses affaires juste sur le côté, vulnérable…
Trop facile. L’occasion était offerte. Pour quelle raison libérerait-il l’adolescente, sinon pour l’écraser à son tour ?

Kassandra entendit un bruit, de l’autre côté de la pièce. Un son bizarre, elle n’avait jamais rien entendu de semblable. Il lui sembla reconnaître un peu de grattement, mais impossible de deviner de ce dont il s’agissait. Jusqu’à ce qu’un énorme bruit fasse sursauter la pauvre aveugle encore étourdie par la douleur et la peur. Les bruits de verre indiquaient clairement la fenêtre qui était tombée d’une manière ou d’une autre. L’autre malade était donc passé par la fenêtre ? il n’avait rien trouvé d’autre ?
La jeune âme torturée leva sa main et doucement posa son coude sur ses yeux.
« Ce n'est que moi. »
Exactement. c’est toi.
-bonjour Bigby, murmura l’enfant.

Il s’approcha, trop rapidement, le verre craquant à chacun de ses pas. Ceux-ci s’arrêtèrent à quelques centimètres de Missy dont la peur humidifiait les yeux malgré ses efforts. Elle aurait voulu se résigner à son sort mais la peur l’emporta. C’était bien la première fois.
L’aveugle sentit la pression sur ses côtes et sa jambe se relâcher, jusqu’à ce que l’armoire ne se soulève et ne la libère. Le cœur de l’enfant battit plus fort. La tension avait pris la place du meuble, serrant le cœur.

-Lore ?

-quoi ? lâcha l’adolescente, tournant sa tête et rabattant le bras qui lui couvrait les yeux sur son torse pour mieux entendre.

Il y eut un silence. Kassandra demeurait attentive, Il semblait que l’autre l’avait confondue avec quelqu’un et c’était peut-être sa chance de s’attirer sa sympathie.
La blessée s’apprêta à se dégager de l’endroit toujours dangereux tout en ouvrant la bouche pour prendre la parole, mais l’ado au-dessus d’elle fut plus rapide

- Si tu pouvais te dépêcher de sortir de ton terrier, chaton, ce serait cool. Je vais pas pouvoir tenir toute la journée comme ça.

Missy avait voulu lui dire qu’il la confondait avec quelqu’un mais le ton de sa voix était formel : il s’était trompé et il le savait. Quelqu’un de chère à ses yeux d’ailleurs, si l’aveugle avait bien entendu. Cela dit… « chaton » ?!
Si il ne la confondait plus, ce monstre avait besoin d’être remis à se place. Ne pouvant bien évidement pas le faire de manière trop violente, L’enfant tenta la subtilité, en espérant ne pas l’énerver. De toute façon, elle savait que son sort était probablement déjà joué, en sa faveur ou contre.
La blondinette rampa hors de danger, et s’adossa contre le bureau qu’elle avait fait tombé plus tôt, prenant alors la parole :

-Il va falloir me trouver un autre surnom, mon lapin, mais merci pour le coup de patte.

L’une de ses mains avait rencontré un bout de verre assez long pendant qu’elle rampait encore, quelle avait dissimulé sous sa manche au moment où elle avait pris la parole.
L’ancienne collégienne fut étonnée de n’avoir pas encore entendu le son de l’armoire que l’autre aurait déjà dû reposer. Il était pourtant impossible que celui-ci n’ait pu la reposer sans bruit, elle était bien trop lourde.

HRP: ben c'était fastidieux ^^
mais au final je suis assez fière du résultat. j'ai hâte de lire la suite  Wink
ps: je sais tu vas dire que moi aussi je contrôle ton personnage, mais pour ma défense
j'argumente que je le fais indirectement en restant dans la tête du mien. mon personnage a l'impression que le tien aurait déjà dû lâcher l'armoire mais il ne tient qu'à toi de rallonger ou raccourcir le temps suivant ta façon d'écrire.
bon je veux pas être injuste, c'est vrai que je force ton perso à lâcher l'armoire après que le mien ait fini de parler. là d'où je viens on appelle ça une stratégie RP et ça passe crème, mais si tu veux que je modifie ma réponse fais-moi signe poussin
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