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Un, deux, trois, nous irons ... [PV Emiko]

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Mar 9 Aoû - 21:26
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Cela faisait un bon bout de temps que Yumiko voulait trouver des piles pour refaire fonctionner son ipod. C'était con, mais les piles étaient devenues une denrée extrêmement rare, alors qu'il y avait quelques mois de cela, on en trouvait à tous les coins de rues. De plus, avec ces histoires de territoires, de lutte de pouvoir entre gamins qui ne connaissaient rien à la vie ou de chasse aux adultes, il n'était pas évident de chercher et trouver sin bonheur. Certains magasins spécialisés avaient été pillés par des vandales sans foi ni loi. D'autres avaient juste été incendiés par inadvertance. Dans tous les cas, beaucoup de choses avaient été perdues suite aux émeutes dues à la grippe qui avait ravagé le monde. Tellement de perte que les gamins avait fait un bond dans le temps pour se retrouver à une époque que l'on pourrait comparer avec le siècle des lumières en Europe. Pas vraiment de technologies, mais quelques idées ingénieuses pour facilité la vie.

En ce levant ce matin là, Mademoiselle était bien décidée à faire en sorte de se constituer une réserve de piles qu'elle utiliserait avec parcimonie. Comme à son habitude, elle se prépara soigneusement en prenant bien soin de se coiffer correctement et surtout que ses vêtements soient parfaitement propres repassés. Elle tenait beaucoup à l'image qu'elle donnait et estimait que la "fin du monde" n'était pas une excuse pour se laisser aller. Elle aimait faire bonne impression auprès des gens qu'elle croisait au hasard de ses pérégrination en ville. Puis, à force, les gens finiraient bien par associer son image à sa réputation de combattante. Une façon de dire "c'est moi, alors ne venez pas me chercher des poux". Dans tous les cas, elle ne comptait pas spécialement changer de façon de vivre juste à cause d'une épidémie qui avait quasiment éradiqué la race humaine. Elle faisait partis des survivants, elle faisait partis de ceux qui avait été assez fort pour continuer à vivre et avancer, donc elle avait gagner le droit d'agir à sa façon et surtout de décider comment vivre. De ce fait, l'adolescente avait décidé de retrouver son mode de vie d'avant, une vie faite de confort et de domestiques ... même si sur ce dernier point c'était bien plus difficile. Cependant, elle pouvait compter sur ces proches, sa petite court que certain appelaient ironiquement le club des cinq.

Après avoir rit son petit déjeuner, l'ancienne lycéenne passa voir Missy pour savoir si elle avait besoin de quelque chose. Comme toujours, la jeune amie de Mademoiselle commença a s'inquiéter de la voir partir seule en vadrouille en ville. Il y avait tellement de dangers, mais il en fallait bien plus que cela pour intimider l'adolescente brune. Elle savait se battre, très bien se battre même et elle ne comptait pas rester caché pour laisser à Casanova et Barracuda tout le plaisir de se battre. Quelques protestation plus tard, Mademoiselle était en route pour le centre ville avec un gros objectfi en tête: trouver des piles puis des conserves quelconque pour que Missy puisse varier un peu les repas du clan. Cette jeune femme avait un don pour la cuisine, avec n'importe quoi, elle pouvait faire un festin de roi et Yumiko estimait qu'elle avait eu beaucoup de chance de pouvoir la recueillir. Après quelques minutes de marche, l'adolescente finit par quitter le territoire des Zonards pour s'aventurer en zone "libre". Un zone où personne ne dominait et donc où tout à chacun pouvait se servir façon la loi de la jungle. Heureusement que l'ancienne lycéenne faisait partis des prédateur de ce nouveau monde.

Finalement, elle arriva en vue d'une vieille supérette. Peut-être qu'elle y trouverait son bonheur en y cherchant bien et en cas de mauvaise rencontre, elle pourrait toujours couper court à l'entrevue d'un bon coup de katana bien placé. Ce fut avec précaution qu'elle entra dans le magasin en passant par la vitrine qui avait certainement été éventrée pendant les émeutes. En marchand, on pouvait entendre le bruit du verre se briser en petits morceaux sous les pas de la grande brune. Contrairement à la plupart des gens, elle ne tentait pas de se faire discrète, elle avait pleine d'assurance avec une posture de conquérante. L'adolescente ne semblait avoir peur de rien. Sans la moindre hésitation, elle se dirigea vers l'endroit où l'on trouvait habituellement les piles, mais elle fit choux blanc pour le coup. Un coup d'oeil sous les étagères lui permit tout de même de mettre la main sur quatre piles. Elle n'avait pas perdu sa journée. Il lui restait à faire un petit tour de l'échoppe afin de voir ce qu'elle pouvait rapporter à Missy pour que ce jour soit vraiment bon. Même si elle ne semblait pas se soucier de son environnement et qu'elle se comportait comme en territoire conquis, Mademoiselle avait tous ses sens en éveil pour éviter les mauvaises surprises. Ce fut son ouïe qui lui fit remarquer qu'elle n'était plus seule, qu'elle allait peut-être devoir se battre avec un intrus, une personne non identifiée.

- Yumiko Tatsuma: Qui va là ? Dit-elle avec une belle assurance.
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Jeu 11 Aoû - 2:05
Venir en ces lieux n'avait pas été l'une des meilleures idées de la jeune femme. Depuis qu'elle avait rejoint le littoral, elle avait tout mis en œuvre pour ne pas revenir en ville. Jusqu'à ce que la faim la tiraille, elle ne pouvait plus se nourrir des algues et quelques rares poissons qu'elle avait réussi à attraper avec un filet de fortune.

Elle avait quitté la crypte dans laquelle elle s'était réfugiée aux premières lueurs, habillée depuis plusieurs jours avec la même tenue noire composée d'un simple t-shirt et jean, ainsi que du seul vêtement qu'elle avait conservé de l'avant épidémie et qu'elle ne quittait plus. C'était un long imperméable ciré lui aussi noir qu'elle avait acheté il y a deux ou trois ans avec sa mère. Comme un souvenir de ce qu'elle avait perdu, mais cela, elle ne se l'avouerait jamais. Le passé était derrière elle et pas question d'admettre au milieu de ce chaos qu'elle le regrettait.

Il fallait avancer, mais avant cela, il fallait déjà réussir à survivre. Ce qui impliquait à Emiko de partir en reconnaissance dans la ville. Elle avait déjà arpenté tout le quartier proche de la mer, si elle espérait trouver des ressources, désormais, il lui faudrait réellement s'enfoncer en ville. Pas qu'elle ne soit peureuse, la demoiselle n'était simplement pas suicidaire. Depuis que le monde était parti en vrille, les enfants n'avaient plus rien d'innocent et les adultes ne pouvaient que se cacher face aux hordes de gamins. Aujourd'hui pourtant, il n'était plus question de rester tranquille dans son coin, prenant son sac à dos et une batte de Baseball ornée de clous, Emiko sortit de la crypte et commença à longer la plage pour rejoindre l'ancien quartier de Doreadan.

Elle avait un pas assuré sur la plage et respirait pleinement, mais lorsque le bitume remplaça le sable, tout de suite son pas se ralenti. Plus question de flâner, il lui fallait être sur ses gardes en entrant dans la ville.

La demoiselle ne savait pas vraiment dans quelle direction se diriger. Devait-elle essayer d'aller vers les quartiers résidentiels chics de la ville, la zone industrielle ou tout simplement le centre-ville.

Cette dernière option ne lui semblait pas la plus sûre, mais c'était sans conteste la plus rapide. En moins d'une demi-heure, elle pouvait y être, alors que pour ses autres options, il lui fallait traverser la ville. Mieux valait s'arrêter à mis chemin, pour autant, Emiko pressentait qu'elle allant là-bas, elle pouvait être sûre de faire une rencontre. On avait beau être en plein milieu d'une apocalypse, le centre-ville resterait toujours le cœur de Doreodan et c'était peut-être même là-bas qu'on pouvait attendre la présence d'un maximum de survivants. Restée à l'écart, la jeune femme n'avait pas encore réellement conscience des guerres de quartiers, en tant qu'adulte, elle ne voyait aucune différence entre les gamins solitaires ou ceux préférant vivre en ville ou dans la forêt. C'était tous de potentiels meurtriers en puissance, voilà tout ce dont la jeune femme avait besoin de savoir.

Avançant dans les rues en longeant les trottoirs, Emiko avançait prudemment prête à aller se fondre dans une masse sombre au moindre bruit suspect. Elle progressa lentement, mais arriva au centre ville s'en faire la moindre rencontre. Marcher ainsi dans les rues de Doreodan lui avait fait froid dans le dos, ce silence était oppressant, c'était comme si la ville elle-même était morte.

Maintenant qu’elle se trouvait en plein centre ville, elle se demandait si elle n’aurait pas pu tenir une semaine de plus avec les algues, rien ne la forçait à rester ici. Pour autant, la jeune femme n’était en rien une fuyarde et maintenant qu’elle était arrivée jusqu’ici, il fallait au moins qu’elle prenne le temps de visiter quelques lieux à la recherche de provisions. Elle rentra dans trois magasins sans rien trouvait, c’était comme si une tempête avait tout emporté. Mise à part le rayon des fruits et légumes qui était pourri et embaumé chacun des endroits où elle était entrée, on aurait dit qu'il n’y a avait plus de nourriture à récupérer en ville.

La jeune femme ne put cependant pas accepter d’avoir fait tout ce chemin pour repartir les poches vides. Empoignant fermement sa batte cloutée, Emiko continua de longer les murs de la ville, passant devant les vitrines défoncées et les voitures abandonnées, la demoiselle jeta son dévolu sur une vieille supérette qui comme tous les autres bâtiments n’avaient pas échappé à la fureur des émeutes. Emiko enjamba la devanture saccagée et s’enfonça dans les allées.

Enfin ! Une demi-douzaine de barres protéinées à l’entrée oublié derrière le comptoir et quelques conserves. Jackpot. Cela suffit à Emiko pour considérer son exploration comme fructueuse et surtout aussi parce qu’en s’abaissant pour remettre l’un de ses lacets en place sur ses boots, elle remarqua un emballage rouge sous l’un des présentoirs au fond du magasin. C’était un KitKat, on ne pouvait pas faire mieux !

Elle glissa sa main dans la poussière et sortit l’emballage avec avidité. Au même moment, elle entendit quelqu’un entrer par la vitrine, les débris de verre étaient suffisamment significatifs. Emiko se redressa légèrement pour ne plus être la joue contre le sol, mais elle resta accroupie derrière l’une des allées. En levant les yeux, elle put voir la personne qui était entrée grâce à l’un des miroirs d’angle de la supérette. À n’en pas douter, c’était une adolescente, Emiko reconnut l’uniforme de l’école pour bourges de Doreodan. Étrange accoutrement pour une période trouble, était-elle dans le déni de ce qui s’était produit ? Trop attachée à ces petits privilèges d’autrefois ?

Emiko s’en fichait à dire vrai, tout ce qui l’inquiéter en ce moment, c’était de ne pas se faire surprendre, mais malheureusement son pied rencontra un sachet plastique qui avertit l’adolescente qu’elle n’était pas seule, cette dernière en se présentant figea Emiko.

Elle était presque arrivée à la porte de service en espérant trouver une sortie à l’arrière quand elle s’arrêta à quelques mètres à peine de la porte. La jeune femme n’osa plus bouger même si c’était ridicule, ça ne servait plus à rien d’être discret, mais que faire… Fuir était une possibilité, mais rien ne l’assurer que la demoiselle n’avait pas un ou des coéquipiers qui l’attendaient à l’extérieur. Alors pourquoi ne pas tenter une petite folie, après tout, même si elle était plutôt grande, elle restait relativement jeune, elle pouvait essayer de prétendre d’être une solitaire.

Combien de fois sur la plage avait-elle envisagé cette possibilité de se faire passer pour légèrement plus jeune qu’elle n’était afin d’avoir des renseignements sur la situation des gamins et du monde en général. Il ne valait mieux pas hésiter une seconde de plus.

Emiko se releva rapidement et leva les bras en signe de paix, même si elle garda une prise solide sur sa batte. Elle fit alors quelques pas pour se retrouver au milieu de la supérette, allée du centre, face à cette dénommée Yumiko. Elle ne montra aucun signe de violence et la regarda dans les yeux en lui répondant :
- Jm’appelle Emiko Sasaki, j’faisais que passer. Et toi ? Qu’es-tu fais ici ? T’es avec les zonards ?
La jeune femme fait un pas de plus, elle n’a pas peur. Elle a beau avoir le regard sombre où l’on ne lit plus aucune gentillesse, mais c’est un peu le cas pour tout le monde depuis l’épidémie. Elle n’a aucune ride, une peau plus blanche que n’importe qui, et pas la moindre marque de ce que l’on peut en apercevoir. Alors pourquoi irait-on penser qu’elle est une adulte prête à contracter un virus mortel, elle doit faire illusion, même si ce n’est que pour quelques minutes.

Emiko ne pense pas réellement à ce qu’elle fait, mais au moins en révélant son nom et en étant franche, elle espère ainsi ne pas donner de raisons à cette demoiselle pour croire qu'elle ment.



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Jeu 25 Aoû - 13:15
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Le bruit qui avait attiré son attention provenait d'un vieux sac plastique froisé par le pas d'une personne. Personne qui devait approximativement se trouver vers le fond du magasin, pas très loin de la sortie de secours. Mademoiselle se posait la question de savoir à qui elle allait avoir à faire. Un couard qui allait quand même filer par la sortie de secours ? Une personne assez courageuse pour revenir sur ses pas pour lui faire face ? Un homme ? Une femme ? Tellement de questions et une vive excitation devant la situation. Finalement, après une courte attente, Yumiko put constater qu'elle aurait à faire à une jeune femme plutôt courageuse, en tout cas assez pour lui faire face. L'ancienne lycéenne détailla avec une grande attention celle qui lui faisait maintenant face les mains en l'air. Les mains en l'air, mais avec une batte de baseball fermement maintenu dans l'une d'entre-elle. Sans perdre de temps, l'inconnue se présenta et enchaîna avec des questions l'adolescente brune. La situation faisait sourire Mademoiselle.

- Yumiko Tatsuma: Baisse donc tes mains. Je ne vais pas m'abaisser à te braquer. Nous vivons dans un monde de merde, mais nous pouvons quand même nous comporter en personnes civilisées, non ? Question purement rhétorique de la part de Yumiko. Je suis Mademoiselle et ... pour te répondre, je trouve très drôle que l'on pense que je fasse partie des Zonards. Je préfère dire que je leur accorde le droit de se tenir à mes côtés. Ce n'était pas l'humilité qui étouffait l'adolescente, mais elle s'en fichait et jouait pleinement son rôle avec délectation. Même si cela ne te regarde pas, je vais te répondre. Je suis en train de faire des courses. Missy a besoin d'ingrédients pour nous faire de bons repas. Alors, quand j'en ai l'occasion, je viens voir ce que je peux dégotter pour améliorer notre quotidien.

L'adolescente brune ne se mettait pas sur la défensive. En général, juste son "nom" était une garantie d'avoir la paix avec les autres. Puis, en cas de problèmes, elle pouvait compter sur ces connaissances en arts martiaux et le tranchant de son katana qui avait fait couler le sang plus d'une fois. Elle continua à fouiner dans le magasin en gardant tout de même son interlocutrice dans son champ de vision. Pas de chance, le magasin était vraiment à sac. Elle s'adressa à l'autre jeune femme en faisant une moue de dépit.

- Yumiko Tatsuma: Il semblerait qu'il n'y ait plus grand-chose à manger dans le coin. Je vais devoir aller plus loin. Elle regarda en direction de la vitrine éventré. Va certainement falloir aller sur le territoire de ses abrutis. Un léger sourire se dessina sur ses lèvre, mais impossible de savoir si c'était l'idée d'aller là-bas qui lui plaisait ou la possibilité que cela dégénère en baston. Si ça te dit de venir avec moi. Ils sont un peu tarés les pauvres, mais pas très solides. C'est comme les chiens, ils aboient plus qu'ils ne mordent. Alors ? Ça te dis ?
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Dim 4 Sep - 22:22
Cette demoiselle en revanche ne semble pas honnête, cela dérange quelque peu Emiko qu'elle ne veuille même pas lui donner ne serait-ce que son prénom ou surnom. Mademoiselle, c'est bien trop impersonnel aux yeux de la jeune femme qui ne baisse les mains que lentement et garde son arme ramenée vers elle. L'égo d'adolescente commence d'ailleurs à l'irriter, Emiko a toujours eu un radar pour ce genre de personne ayant trop facilement une haute estime d'eux-mêmes et considérant les autres comme des moins que rien.

Avant, la jeune femme lui aurait tourné le dos et n'aurait même pas essayé de converser avec elle, mais les choses avaient changé, le monde était ravagé et l'on ne pouvait plus se permettre de réagir aussi puérilement. Maintenant qu'elle s'était engagée dans cette conversion, il fallait qu'elle en obtienne le plus possible. Et puis ces révélations sur cette Missy, rien ne l'obligeait à lui confier le nom d'un de ces proches, c'était toujours cela au moins. Il y avait peut-être de quoi instaurer un semblant de confiance. Un sourire subtil se dessina sur ses lèvres, comme une façon de paraître plus amicale, même si cela n'avait rien de très naturel, son interlocutrice était de toute manière trop occupée à fouiller le magasin pour s'en rendre compte.

Emiko commença elle aussi à regarder rapidement les étagères, mais comme quelques minutes auparavant, il n'y avait toujours rien. Elle se retourna quand elle l'entendit reprendre la parole. La jeune femme n'était pas tout à fait sûr de qui elle parlait en disant, ces abrutis, mais une chose était sûre, il y avait peu de chance qu'une rencontre avec eux soient amicales en compagnie de cette mademoiselle. Emiko n'aima pas le sourire qu'elle voyait, non pas que la possibilité d'un conflit lui fasse peur, elle n'avait simplement pas envie de se retrouver mêler à ses histoires de gamins. Pourtant ! Il le fallait bien, le monde tournait maintenant autour d'eux, si elle voulait en connaître plus sur la situation, elle devait l'accompagner.

La jeune femme lui répond ainsi simplement :
- Ça me va. J'ai rien trouvé pour me ravitailler, si je te suis et que je peux remplir mon sac, ce sera une bonne chose de fait. Elle se stoppa un court instant, hésitant à ajouter. Mais que ce soit clair Mademoiselle, si ça dégénère trop, tu seras toute seule. Je suis restée solitaire et j'aimerais tout faire pour le rester.
Sur ces mots, Emiko passa au-dessus de la baie vitrée. De nouveau dans la rue, elle se remit tout de suite en alerte, tenant fermement sa batte et avançant prudemment. Le centre ville était désert, mais ce silence était oppressant et ne laissait rien présager de bon. Comme si une tempête n'allait pas tarder à éclater. La chaleur était suffocante et la jeune femme en aurait presque regretté de ne jamais lâcher sa veste noire. Elle sortit une petite bouteille d'eau et en vida un petit quart d'une seule traite. Elle la remit alors en place et ne sachant pas par où Mademoiselle souhaitait partir, elle la laissa passer devant elle pour la suivre.

Au bout de quelques minutes à peine, la jeune femme brisa alors le silence d'une voix qui ne se voulait pas puissante pour ne pas retentir dans toute la rue :
- Dis, toi et Missy vous survivez ensemble ou tu appartiens à un groupe plus grand ?
C'était une question qui se voulait banale, Emiko n'essaya pas de feindre un sourire, elle alternait simplement son regard entre la demoiselle et la rue qui s'étendait devant elle tout en balayant les alentours. Elle n'avait pas l'intention d'insister et se montrer trop indiscrète, mais il fallait bien qu'elle tente quelque chose.



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Ven 16 Sep - 23:36
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La jeune femme qu'elle venait de rencontrer faisait une petite fouille des étagères, mais il semblait qu'il n'y avait plus grand-chose de vraiment intéressant. En rentrant au QG, il faudrait penser à faire une croix sur ce lieu pour éviter de venir y perdre son temps et de prendre le risque de faire une mauvaise rencontre. Quand "Mademoiselle" proposa à son interlocutrice de se joindre à elle, cette dernière sembla hésiter un peu. Finalement, la solitaire accepta du bout des lèvres en insistant bien sur le fait que si cela devait devenir vraiment problématique, ça serait chacun pour soit. L'adolescente regarda la jeune femme qui se dirigeait vers la vitrine du magasin.

- Yumiko Tatsuma: Cela va de soit très chère. Nous ne faisons équipe que pour tromper l'ennui de la solitude de la situation et non pas pour signer une alliance.

Au moins les choses étaient claires et nettes entre les deux jeunes femmes. La femme au blouson noir quitta la supérette pour rejoindre la rue. Vue sa posture, elle s'attendait à des ennuis. Sur la défensive, elle attendit que l'adolescente brune quitte à son tour le magasin à la vitrine éventrée. Il faisait particulièrement chaud dehors et le soleil n'était pas encore à son zénith. L'atmosphère était particulièrement lourde et moite, c'était un temps orageux qui menaçait de craquer à tout moment malgré le grand soleil qui régnait dans le ciel. En levant le nez au ciel, l'ancienne lycéenne ne put s'empêcher de maudire le temps actuel qui n'était pas ce qu'il y avait de mieux pour les organismes. La fatigue arrivait beaucoup plus vite, puis les vêtements étaient rapidement crade à cause de la transpiration et au moindre contact avec l'environnement, c'était la tache assurée. D'un pas assuré, elle prit la décision de remonter la grande rue principale. Pas la peine de se cacher, car elles se feraient repérer par les avortons qui régnaient sur ce coin de la ville. C'étaient des fouines qui comptaient sur leur nombre pour faire fuir les éventuels agresseurs. Pas de chance, car "Mademoiselle" n'était pas du genre à reculer devant ce genre de menus problèmes. La nouvelle camarade d'exploration de l'adolescente brune entama la conversation et voulu savoir un peu plus sur l'équipe de l'ancienne lycéenne.

- Yumiko Tatsuma: On est un certain nombre. Dit-elle vaguement. En tout cas, nous sommes assez nombreux et forts pour mettre au pas les guignoles qui veulent tenter de nous virer de notre territoire. Elle jeta un coup d’œil à son interlocutrice. Je pense que tu ne dois pas être du coin, mais vraiment pas du tout pour ignorer qui je suis. Elle esquissa un léger sourire. Ce n'est pas grave, ce n'est pas le genre de chose qui me contrarie.

Les deux jeunes femmes avancèrent le long de l'artère principale, mais leur comportement était totalement différent. D'un côté, il y avait la solitaire qui était aux aguets, à l'affût du moindre indices d'un éventuel problème et de l'autre il y avait cette adolescente habillée dans son uniforme de lycéenne qui marchait avec assurance comme si elle déambulait en territoire conquit. Un contraste saisissant pour toute personne observant la scène.
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